Pourquoi tout le monde croit tout savoir sur la nutrition, et pourquoi est-il si difficile de changer les mentalités ?

Nutrition is the new religion (Religion, politique et nutrition)

Religion, politique et nutrition

En société, lorsque vous ne connaissez pas bien les personnes ou que le contexte ne s’y prête pas (comme lors d’un repas de famille), il est souvent convenu d’éviter certains sujets « qui fâchent ». Entendez par là principalement deux sujets : la religion, et la politique. A cette liste de sujets, on pourra bientôt rajouter l’alimentation, tant c’est un sujet qui anime des débats passionnés, aussi bien sur internet qu’au cours des repas familiaux ou entre amis.

La nutrition en effet, à l’instar de la politique ou de la religion, est un sujet qui cristallise les passions, qui réunit autant de dogmes que de croyances qui s’opposent, et surtout, qui bénéficie de communautés entières vouées à chacun de ces courants, prêchant à qui veut l’entendre la vérité, sa vérité…

DébatUn rapide tour dans les commentaires Facebook de certains articles traitant de nutrition, et l’on réalise vite à quel point les gens sont pétris de certitudes et s’opposent farouchement, même sur des détails techniques. Sur les forums, certains assènent des vérités à tour de bras, avec l’assurance d’un éminent chercheur nutritionniste aguerri. Il est alors extrêmement difficile de faire valoir un point de vue différent, quand bien même celui-ci est bien étayé. Ayez l’outrecuidance de vous opposer à eux, et vous risquerez de tomber définitivement en disgrâce, crucifié sur l’autel des experts virtuels et anonymes. Même lors d’un repas de famille, si vous avancez une idée qui va à l’encontre des croyances préétablies, il y a fort à parier que personne ne vous prendra au sérieux et que vous serez raillé quelque soit votre connaissance du sujet.

Comment se fait-il que la nutrition alimente autant les passions ? Et surtout, comment se fait-il qu’il y ait autant d’experts résolus sur un sujet où les experts eux-mêmes peinent à se mettre d’accord, et ont du mal à trier le bon grain de l’ivraie ? Enfin, comment se fait-il que les personnes soient si difficiles à convaincre, même quand vous leur apportez tous les arguments nécessaires ?

L’alimentation est l’affaire de tous

Grand-mère et petite fille cuisinentPendant longtemps, l’alimentation a été essentiellement une affaire de culture et de traditions. Dans certaines religions, on classifie l’alimentation selon qu’elle soit “pure” ou “impure”, et cela dicte déjà pour certains un code de conduite alimentaire qui régit une bonne partie de son existence. Dans de nombreuses cultures, l’alimentation revêt un aspect social fort, et parfois, c’est le dernier lien qu’il nous reste pour nous remémorer de lointaines origines. Cuisiner les plats de nos grands-parents devient alors quasiment un devoir de mémoire.
Enfin, ces dernières années, l’alimentation est surtout devenue une affaire de goût et de plaisir, qui a dû s’adapter aux contraintes du quotidien. Dans nos sociétés modernes, où chaque minute compte, quel luxe de pouvoir avaler à la va-vite un met de restauration rapide, aussi peu onéreux que goûteux.

Cependant, depuis peu, la science nous donne un éclairage nouveau, même si de nombreuses cultures ancestrales ou familiales en avaient déjà un certain sens et une certaine intuition : l’impact de notre alimentation sur notre santé.
Clean vs dirty foodAussi aberrant que cela puisse paraître aujourd’hui, il y a encore quelques temps, bien peu de gens soupçonnaient l’importance capitale qu’elle pouvait avoir pour la santé, et pour cause, c’était un fait ignoré ou largement sous-estimé des médecins et des autorités de santé elles-mêmes.
A la lumière de nouvelles études, l’alimentation a donc peu à peu été partagée en deux camps : la bonne, et la mauvaise, ou comme les anglo-saxons aiment le dénommer : “the clean and the dirty food”.
Pour la première fois donc, cette sacralisation de la nourriture dépassait le cap de la religion. Tout à coup, on pouvait réaliser (ou du moins être amené à croire) que ce qu’on prenait pour une alimentation équilibrée ne l’était finalement pas, que tous les efforts que l’on fournissait pour donner une alimentation saine à nos enfants (parce que c’était bon pour “penser et se dépenser”) n’étaient en réalité pas du tout adaptés, et que nous-mêmes, nous nous étions trompés toutes ces années… Du moins jusqu’à la prochaine étude.
Si certaines personnes sont encore hermétiques à ces révélations, difficile de nier la place croissante que prend la nutrition aujourd’hui dans les médias et les conversations de tous les jours, et chacun y va de son opinion plus ou moins bien sentie.

La nutrition est donc un sujet qui nous concerne tous, sans exception, sur lequel nous sommes à la fois acteur et spectateur. Ajoutez à cela le fait que nombre d’études qui sortent semblent se contredire les unes les autres, qu’il existe autant de courants que de dogmes en nutrition, qu’il pèse de lourds soupçons de conspirationnisme à la suite de certains scandales de l’agro-industrie, et vous avez là le parfait sujet à polémique, sur lequel chacun pense avoir son mot à dire et peut débattre de manière véhémente : la nutrition.

Mais alors, comment se fait-il qu’autant de personnes se sentent aussi expertes en la matière ? Même si tout le monde se sent concerné, et à juste titre, ce n’est pas parce qu’on cuisine qu’on est chef, ce n’est pas parce qu’on sait courir qu’on est sprinteur, et ce n’est pas parce qu’on sait soigner une petite plaie qu’on est médecin. Pourtant, à lire internet ou à écouter certains, il y aurait de très nombreux nutritionnistes cachés !

Qu’est-ce qui fait qu’autant de personnes se sentent expertes en la matière, au point de contredire les “vrais” experts ?

L’effet Dunning-Kruger

Effet Dunning-KrugerL’effet Dunning-Kruger est un biais cognitif selon lequel les personnes les moins compétentes dans un domaine surestiment grandement leur compétence, alors que les plus expertes ont tendance à se sous-estimer. Cet effet a été démontré pour la première fois en 1999 par David Dunning et Justin Kruger, mais a été plusieurs fois répliqué depuis et est devenu aujourd’hui un biais assez connu qui est régulièrement repris par certains médias.
Concrètement donc, moins vous vous y connaissez en nutrition, plus vous avez tendance à vous surévaluez et à penser vous y connaître, tandis que les vrais experts ont tendance, eux, à se sous-estimer.
Pire encore, selon les chercheurs, les personnes incompétentes ne semblent pas reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement, et ne se rendent pas compte de leur propre degré d’incompétence.

On peut aisément comprendre comment cela peut s’appliquer à la nutrition. Aujourd’hui avec internet, il est facile d’avoir accès à certaines “connaissances”, et certains sites sont si convaincants, qu’on peut facilement être amené à croire que l’on détient la vérité, pour peu que l’on trouve une communauté qui pense pareillement.
A l’inverse, il est également vrai que plus on progresse en nutrition, moins on a de certitudes, et plus on est humble. Comme Socrate, on a tendance à réaliser qu’en réalité, on sait bien peu de choses (cet argument est cependant repris abusivement par bon nombre de personnes afin de se justifier de leurs “mauvais” choix : “Puisqu’on ne sait rien, autant y aller gaiement !”). Pour ceux qui détiennent réellement cette compétence, il est très difficile de la faire reconnaître par les autres et de prouver leur légitimité (pensez à ces arguments la plupart du temps absurdes : “On a toujours mangé comme ça !”, “Ça n’a jamais tué personne !”, “C’est un effet de mode !”, etc.).

Effet Dunning-Kruger sur sportifQu’il s’agisse d’un artefact statistique ou non, l’effet Dunning-Kruger traduit une réalité de terrain qui s’applique à une infinité de sujets. Il est très courant, par exemple, de voir des personnes au physique “banal” critiquer des personnes bien plus athlétiques sur leur façon de s’entrainer. Et là encore, quand les véritables experts interviennent, leur compétence peine à être reconnue.
Cet effet est par ailleurs amplifié au sein de communautés, où l’effet de masse rassure et galvanise : “Si autant de personnes pensent comme moi, c’est que cela doit être vrai”. C’est ce que l’on nomme le désir de consensus, ou le biais de grégarisme qui aboutit au « renforcement de groupe » : le fait qu’une idée devienne vérité pour certains par le simple fait qu’elle est partagée et répétée par un grand nombre.
Il est aisé d’observer comment, dans certaines communautés internet, le fait de rassembler virtuellement un certain nombre de personnes avec une pensée commune donne du poids à cette pensée auprès de ceux qui la partagent.

Si l’effet Dunning-Kruger peut en partie expliquer pourquoi certaines personnes surestiment largement leurs compétences et leurs connaissances, elle ne dit pas pourquoi il reste si difficile de convaincre certaines personnes de changer d’habitudes alimentaires.

La justification a posteriori

EgocentrismeSelon Jonathan Haidt, éminent psychologue social, professeur d’éthique et auteur du best seller “The Righteous Mind” (un livre qui traite de la morale humaine en rapport avec la politique et la religion), notre cerveau serait programmé surtout pour manipuler l’opinion des autres à nous donner raison, et non à nous faire entendre le point de vue de l’autre.
Cet “égocentrisme naturel” serait hérité de milliers d’années d’évolution, car la capacité de convaincre les autres offrirait un avantage concurrentiel considérable. Malheureusement, cette propension bride aussi notre capacité d’écoute de l’autre, ce qui explique que nous avons plus tendance à vouloir imposer notre point de vue, qu’à vouloir entendre et accepter le point de vue adverse.

Ces observations s’appuient entre autres sur plusieurs études dans lesquelles l’imagerie cérébrale apporte de nombreux éclairages. Dans certaines de ces études, des personnes étaient “forcées” à adopter rapidement un point de vue moral sur une question inhabituelle. Puis, lorsqu’elles étaient questionnées sur ce choix, les zones du cerveau qui s’activaient étaient celles dévouées à la recherche d’arguments pour leur donner raison et justifier leurs propres réponses. En d’autres termes, nous cherchons des justifications a posteriori sur des choix qui n’émanent pas réellement de notre propre réflexion, mais que nous pensons devoir assumer.
Cette tendance explique également en partie pourquoi de nombreuses personnes adoptent et défendent une religion qu’ils n’ont pas réellement choisie. De même, avec l’alimentation, nos goûts et nos habitudes se forgent depuis notre enfance, par notre entourage, notre culture… Nous ne décidons par réellement de ce que nous aimons manger, mais nous sommes plus ou moins conditionnés à aimer ce dont nous avons l’habitude. Quand vient ensuite la question de légitimer telle habitude, nous le faisons comme si nous avions été amenés à faire ce choix nous-mêmes, délibérément, en toute connaissance de cause.

Cela explique pourquoi le déconditionnement est si délicat en matière de nutrition. Les vieilles habitudes perdurent, et le rôle de l’éducation est, encore une fois, crucial.

Mais, lorsqu’on est amené à faire de nouveaux choix, certaines personnes sont très influencées par un biais cognitif bien connu en nutrition et dans le domaine de la santé.

Le biais d’autorité

Combien de fois avez-vous entendu les phrases suivantes : “Comment le saurais-tu, tu n’es pas médecin ?”, ou “Si c’était vrai, ça se saurait !”, ou encore “Pourtant, mon médecin m’a dit que…”.
Ces phrases sont le symptôme d’un biais d’autorité, qui est la tendance à surévaluer l’opinion d’une personne que l’on considère comme “ayant autorité” sur un sujet, et à suivre sa parole sans la contredire ou la questionner.

Biais d'autoritéMême s’il a tendance à s’éroder avec les nouvelles générations, le biais d’autorité reste extrêmement fort au sein des générations précédentes. L’explication est en grande partie culturelle : notre pays est celui des études académiques, des titres et des diplômes. A l’inverse des États-Unis par exemple, où de nombreux experts “autodidactes” sont parfaitement légitimes et acceptés comme tels – pourvu qu’ils démontrent leur capacité – la France voit encore d’un très mauvais œil les experts autoproclamés (souvent, il faut bien le reconnaître, à juste titre). Ainsi, pour avoir une légitimité dans un domaine, il faudrait impérativement avoir le titre correspondant.
Cela est encore plus vrai dans le domaine de la santé, où le médecin de famille a pendant longtemps été médecin, confident, médiateur, conseiller… La parole du médecin, pour ces personnes, est alors indiscutable, parfois même sacrée, et nul ne peut la contredire.

Le biais d’autorité rend difficile les discussions sur l’alimentation, en particulier avec les générations précédentes. A l’inverse, les nouvelles générations développent une méfiance et un scepticisme grandissant à l’égard des experts, en particulier ceux de santé.

La théorie du complot

IlluminatiUne étude réalisée par l’institut Ipsos révèle que les Français sont devenus les clients les plus méfiants du monde : 81% d’entre eux ne veulent pas se fier à l’avis d’un expert pour choisir un produit, une mouvance en partie galvanisée par l’économie collaborative. Dans le domaine de la santé, la méfiance s’étend aux vaccins, pour lesquels plus de 40% des Français sont méfiants aujourd’hui, contre 10% il y a à peine quelques années. De même, aujourd’hui près d’un Français sur deux préfère se soigner seul, plutôt que d’aller chez le médecin, la principale raison évoquée étant l’aversion aux médicaments. Cette méfiance a été accentuée par les récents scandales sanitaires : Isoméride, Mediator, etc.
Pour cette frange de la population, ou du moins une partie, on frise la cognition paranoïde, même s’il faut avouer que dans certains cas, cette méfiance du complot est très certainement justifiée.

Ces personnes sont ainsi les plus à même d’adhérer à tout type de discours allant à l’encontre des recommandations officielles. A l’inverse du biais d’autorité donc, si cela vient de nos gouvernants, c’est que ça doit être faux…

Il est ainsi facile de comprendre pourquoi le plus dur pour un diététicien nutritionniste n’est pas seulement d’apprendre aux gens à bien se nourrir, mais surtout de les persuader de changer leurs habitudes. Cela requiert de nombreuses compétences en psychologie sociale.
Pour autant, lorsque vous arrivez, par force de volonté, de persévérance, et de bons arguments, à convaincre une personne que ses croyances en alimentation n’étaient pas fondées, cette personne continue d’être influencée par ses premières croyances

L’influence continue

Nous avons tous des convictions ou des certitudes sur de nombreux sujets. Nous forgeons notre opinion sur de très nombreuses choses qui nous entourent : des questions de morale, de société, de santé publique, de politique, d’économie, de spiritualité, etc. C’est ainsi que nous construisons notre personnalité et notre sens du moi. Notre identité est en partie forgée par les opinions que nous nous faisons sur tous les sujets qui peuvent nous toucher.
Heureusement, pour la plupart d’entre nous, nos opinions ne sont pas figées, elles peuvent évoluer au fil du temps, par exemple si une personne nous apporte la preuve que ce que l’on pense d’un sujet n’est pas la vérité.
Pourtant, deux chercheurs en psychologie et sciences cognitives, le Docteur Hollyn Johnson et le Professeur Colleen Seifert, ont montré que lorsqu’une personne infirmait une de nos croyances, et en particulier lorsque cette croyance revêtait une composante émotionnelle forte, la “fausse croyance” continue alors de nous influencer dans nos choix quotidiens. On appelle également ce phénomène la persistance des croyances discréditées.

Influence continueOn voit cet effet très régulièrement dans le domaine de la nutrition. Durant toute notre enfance, nous avons pu entendre maintes fois répétées de nombreuses croyances : que le sucre est important pour notre santé et notre cerveau, que le pain est un sucre lent, qu’il ne faut pas consommer trop d’œufs entiers, qu’il faut consommer au moins 3 ou 4 produits laitiers par jours, etc. Ces phrases ont pu être répétées par des personnes qui nous sont chères : nos parents, nos grands-parents même parfois, ce qui ajoute un caractère émotionnel fort à cette croyance.
De fait, même lorsque nous sommes confrontés à l’information contraire, nous prouvant que ces informations s’avèrent fausses en réalité, nous sommes difficilement entièrement convaincus (même si nous semblons dire le contraire). Par exemple, beaucoup de personnes vont continuer à se méfier des œufs, quand bien même il s’agit d’un des aliments les plus nutritifs qui soit, et dont on sait à présent qu’il n’élève pas le taux de cholestérol : “Ne sait-on jamais…”, entendra-t-on souvent. Combien continueront à manger 3 ou 4 produits laitiers par jour, quand bien même cela n’est absolument pas nécessaire ? etc.

L’effet de ressac

L’influence continue est pourtant l’issue “positive” d’un débat. Car bien souvent, lorsqu’on tente de convaincre une personne que ses croyances ne sont pas fondées, on peut obtenir l’effet inverse. C’est ce que l’on appelle “l’effet de ressac”, ou encore le “retour de flamme”, mis en évidence par les politologues Brendan Nyhan et Jason Reifler.
Dans ce cas de figure, lorsqu’une personne voit sa croyance mise en défaut, elle réagit en rejetant violemment l’argument assassin, et en se repliant encore plus sur ses convictions !

L’explication d’un tel phénomène n’est pas bien connu, certains pensent qu’il s’agit d’un déficit cognitif, tandis que d’autres y voient une expression du biais de confirmation, qui est l’un des biais les plus connus et communs par lequel nous aurions tendance à ne remarquer et à ne donner du poids qu’aux arguments qui soutiennent nos idées, alors que nous dévalorisons ou ignorons ceux qui les contredisent. Il s’agit en quelque sorte d’une mémoire sélective des informations (on ne retient que celles qui nous arrangent) couplée à une interprétation biaisée (si ça va dans le sens de ce que je pense, c’est un bon argument, sinon il est certainement faux).
Quelles qu’en soient les raisons, l’effet de ressac reste inexpliqué à ce jour, mais il s’applique d’autant plus que l’idée préconcue est fondée sur l’émotion (si celle-ci provient par exemple d’une personne qu’on admire) ou qu’elle est d’ordre idéologique. Dans ce cas, les preuves qui invalident la croyance non seulement resteront sans effet, mais ils risquent fort de produire l’effet inverse !

En conclusion...
La nutrition, en achevant son passage du profane au sacré, est ainsi devenue l’un des sujets les plus épineux de notre ère, avec la religion et la politique.
Si certains effets sociologiques, comme Dunning-Kruger, peuvent expliquer en partie pourquoi tant de personnes surestiment leurs capacités et leurs connaissances en la matière, tout en ayant du mal à reconnaître les compétences réelles de ceux qui la détiennent, c’est surtout en raison d’un certain nombre de biais cognitifs que nous campons la plupart du temps sur des positions non rationnelles.
Ces biais nous rappellent à quel point l’homme est loin d’être un être de raison, mais est encore avant tout un être d’émotion, pour lequel la persuasion marche souvent plus que la raison.
Si vous commencez à prendre le train en marche, et tentez de convaincre votre entourage, armez-vous donc de beaucoup de patience et d’une forte intelligence interpersonnelle. Et si vous avez déjà expérimenté tout cela, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul, et nous espérons que ces quelques explications pourront vous rasséréner dans vos (potentiellement nombreuses) frustrations à venir !

Références :

Pourquoi éviter de parler politique, argent et religion? Danny Raymond


Johnson, Hollyn M. Sources of the continued influence effect: When misinformation in memory affects later inferences. Journal of Experimental Psychology


Brendan Nyhan. When Corrections Fail: The persistence of political misperceptions


N. Van der Linden. Lorsque la cognition sociale devient paranoïde ou les aléas du scepticisme face aux théories du complot


http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/03/31/22174-malade-francais-sur-deux-ne-va-pas-chez-medecin

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