Sujet polémique s’il en est, les produits laitiers suscitent les passions dans le monde de la nutrition. D’un côté, leurs partisans affirment qu’il faut en consommer au moins 3 ou 4 par jour pour être en bonne santé ; de l’autre, leurs détracteurs mettent en garde contre les méfaits liés à leur consommation. Alors, qu’en est-il réellement ? Parmi toutes ces informations contradictoires, notre diététicien-nutritionniste Laurent Buhler tente de faire le point dans une série d’articles, en commençant par une des substances les plus souvent incriminées : l’IGF-1.

Pour une approche raisonnée des produits laitiers – 1ère partie : Lait & IGF-1

Lait & IGF-1

En matière de nutrition, il existe peu de sujets susceptibles de générer autant de polémiques que celui des produits laitiers. Alors que le Programme National Nutrition Santé (PNNS) nous suggère d’en consommer quotidiennement trois à quatre portions, des voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences dramatiques d’une telle recommandation : augmentation des risques de cancer, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, diabète, etc.

Ces déclarations contradictoires suscitent beaucoup de confusion, et amènent à s’interroger sur la place qu’il est possible d’accorder aux produits laitiers dans notre alimentation. Nous allons donc essayer d’examiner quelques-uns des points de cette controverse.

Peinture préhistoriqueCommençons par poser un premier jalon, qu’il sera important de garder présent à l’esprit tout au long de l’analyse qui suit : la consommation de lait après sevrage a débuté en même temps que l’élevage, il y a environ 10.000 ans (la datation peut varier selon les foyers de population). Or, on situe l’apparition de l’homme moderne (Homo sapiens) vers 200.000 ans avant notre ère.
Cela signifie que pendant à peu près 190.000 ans, l’humanité s’est développée sans produits laitiers et ce, dans des conditions de survie probablement plus difficiles que celles que nous connaissons aujourd’hui. De nos jours encore, certains pays développés, comme le Japon par exemple, consomment relativement peu de lait, même si cela est en train de changer.

Cela nous permet d’affirmer que notre organisme, après sevrage, est capable de fonctionner correctement et dans un état de santé optimal sans aucun produit laitier.

Pour autant, les produits laitiers sont des aliments très complets permettant d’enrichir nos apports nutritionnels par une large palette de saveurs. Est-il possible de les incorporer à notre alimentation sans risque ? Ou se pourrait-il que ces aliments contiennent des substances préjudiciables à notre santé ?

Parmi ces substances, les plus fréquemment citées sont l’IGF-1, le calcium, la caséine, le lactose, les acides gras saturés ou les œstrogènes.

Nous allons donc essayer d’évaluer leur impact sur la santé humaine dans une série d’articles, dont le premier volet sera consacré à l’IGF-1.

L’IGF-1

IGF-1L’Insulin-like Growth Factor 1 (ou IGF-1) est un facteur de prolifération et de différenciation cellulaire produit naturellement par l’organisme. Dans la mesure où les tumeurs cancéreuses résultent justement d’une prolifération anarchique des cellules, il apparaît légitime de s’interroger sur la participation de l’IGF-1 contenu dans les produits laitiers au développement des cancers.
C’est ce qu’a fait l’association « Familles de France » en saisissant l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES) sur ce sujet, au cours de l’année 2009.

L’ANSES a produit un rapport de grande qualité en avril 20121, mesuré et argumenté, qui conclut que « la contribution de l’IGF-1 d’origine laitière au risque de cancers, si elle existe, serait faible. »

Ceci étant, comme il existe une défiance de plus en plus fréquente vis-à-vis des organismes étatiques, approfondissons un peu l’analyse.

1 – Quelle est la nature du lien qui existe entre IGF-1 et cancer ?

Relation de causalitéLes études qui essaient de répondre à cette question sont des études d’observations : elles « observent » une population existante et tentent de comprendre ce qui se passe. Ces études permettent d’établir des connexions entre deux ou plusieurs événements, mais ne permettent pas (sauf cas très exceptionnel) d’établir une relation de causalité.

Par exemple, certaines tumeurs cancéreuses sécrètent leur propre IGF-12, 3. Si on « observe » la présence d’IGF-1 dans l’environnement de ces tumeurs, on peut légitimement établir un lien entre les deux, mais peut-on pour autant en conclure que l’IGF-1 est la cause de la tumeur ?

On trouve donc dans la littérature scientifique un certain nombre d’études qui confirment l’existence d’une relation entre cancer et IGF-1. Mais on trouve également des études qui ne parviennent pas à établir de lien.

Etudes « transversales » et « prospectives »
Les études d’observations peuvent être « transversales » ou « prospectives ». Les études « transversales » réalisent la collecte d’un certain nombre de données au temps présent. Elles correspondent en quelque sorte à une photographie instantanée de l’état des choses. En raison de ce principe, elles ne permettent pas de déterminer l’antériorité des données collectées, et leur rôle éventuel dans la survenue d’une pathologie.

Les études « prospectives », en revanche, déterminent a priori un certain nombre de paramètres à mesurer, et suivent l’évolution de ces paramètres pendant plusieurs années sur une population établie au départ. On obtient donc une meilleure appréciation de la survenue des événements, ce qui rend les études prospectives supérieures aux études transversales. Cependant, de nombreux facteurs de biais continuent d’influer sur les résultats de ces études, et là encore, les apparences de causalité peuvent être trompeuses.

Par exemple, dans le cas du cancer de la prostate, l’augmentation du taux sanguin d’IGF-1 a été identifiée par de nombreuses études transversales comme un facteur de risque. Mais si l’on s’intéresse aux études prospectives, considérées comme plus qualitatives en matière d’observation, on s’aperçoit que 11 des 14 études de ce type retenues par une méta-analyse de 20094 ne parviennent pas établir de lien significatif entre IGF-1 et cancer de la prostate.

Plus récemment encore, deux études réalisées en 2010, une en 2012 et une en 2013 n’ont pas réussi à mettre en évidence d’association entre IGF-1 et augmentation du risque de cancer de la prostate5, 6, 7, 8 (en fait, celle de 2012 a même identifié une association inverse entre IGF-1 et cancer de la prostate, ce qui évoquerait un rôle protecteur de l’IGF-1).

A travers cet exemple, on voit donc qu’il n’est pas aisé de démontrer une association entre IGF-1 et cancer, et que l’éventuelle existence d’un lien de cause à effet entre les deux est encore moins évidente.

2 – L’IGF-1 contenu dans le lait augmente-t-il notre taux sanguin d’IGF-1 ?

Les études que nous venons d’évoquer concernent uniquement la production endogène d’IGF-1, c’est-à-dire celle réalisée par notre propre organisme. Pour que l’IGF-1 du lait ait une influence sur le supposé risque de cancer, encore faut-il qu’il traverse la barrière intestinale et rejoignent la circulation sanguine en quantité significative.

RatUne étude réalisée en 19979 sur des rats semble indiquer que c’est possible : une équipe japonaise a administré un mélange d’IGF-1 et de caséine (mélange qu’on trouve naturellement dans le lait) à des mâles de lignée Sprague-Dawley, et a estimé qu’environ 70% de l’IGF-1 rejoindrait la circulation sanguine, associé à des protéines de transport.
Toutefois, le dosage pratiqué était de 1 mg d’IGF-1 (soit 1.000 µg) par kg de poids de corps : les rats utilisés dans cette étude pesaient environ 250 g, ils ont donc reçu 250 µg d’IGF-1. Or, en estimant qu’un litre de lait cru contient environ 12,5 µg d’IGF-110, cela signifie que ces rats ont absorbé une dose d’IGF-1 équivalente à 20 litres de lait.

Si on tente une transposition à l’homme, 1 mg d’IGF-1 par kg de poids de corps correspondrait, pour une personne de 70 kg, à la quantité d’IGF-1 contenue dans 5.600 litres de lait

Cette simple série de calculs montre que ce type d’études est intéressant pour élucider un mécanisme d’absorption forcée, mais qu’il est très délicat d’en tirer des conclusions adaptées à une consommation réelle quotidienne.

Donc chez les rats, le passage est peut-être possible (en faisant abstraction des limites méthodologiques de l’étude citée).

Et chez l’homme, l’IGF-1 ingéré oralement arrive-t-il à rejoindre la circulation sanguine ?

Il existe assez peu de données sur le sujet, mais quelques expérimentations (mentionnées dans le rapport de l’ANSES) nous donnent des pistes :

  • Pendant 4 semaines, une équipe hollandaise11 a donné quotidiennement à des athlètes masculins 120 µg d’IGF-1, soit l’équivalent de presque 10 litres de lait cru, mélangés à du lait écrémé (donc avec présence de caséine, comme dans l’étude japonaise sur les rats), sans enregistrer de modification du taux sanguin d’IGF-1 chez les sujets de l’étude.
  • Une autre équipe hollandaise a mené une étude randomisée en double aveugle sur une population de prématurés12. Les nouveau-nés qui ont reçu 12 µg par jour d’IGF-1 pendant 1 mois n’ont pas eu de modification de leur taux sanguin par rapport au groupe contrôle. Leurs paramètres de croissance n’ont pas non plus été modifiés. En revanche, leur perméabilité intestinale a diminué.
  • Plus intéressant encore, des chercheurs finlandais ont eu l’idée d’administrer à des volontaires une préparation contenant 74 µg d’IGF-1 radiomarqué tous les jours pendant 2 semaines13. Le radiomarquage consiste à utiliser un élément radioactif que l’on fixe sur la molécule d’IGF-1 pour suivre son devenir dans l’organisme. Or, ce que montre cette étude, c’est que 96% de l’IGF-1 ingéré a atteint la circulation sous forme de fractions peptidiques de faible poids moléculaire. Autrement dit : l’IGF-1 a été « découpé » en petits morceaux par le tube digestif des participants.
Au total, ces travaux suggèrent la chose suivante : chez les humains, on ne dispose pas d’argument pour affirmer de manière convaincante que l’IGF-1 est susceptible de rejoindre la circulation sanguine, après absorption par les voies digestives.

Mais admettons un instant, pour les besoins de l’analyse, que 100% de l’IGF-1 consommé passe la barrière intestinale. Que représenterait cet apport comparé à notre production endogène ?

Là encore, il existe peu de données, mais des équipes suisse et suédoise ont estimé qu’un homme en bonne santé produit entre 3,5 et 10 mg d’IGF-1 par jour14, 15. Cela permet d’établir que la quantité moyenne d’IGF-1 contenue dans un litre de lait (i.e. 12,5 µg) représente entre 0,1 et 0,4% de notre production endogène quotidienne. Quantité qui, de surcroît, pourrait être partiellement détruite par le processus digestif.

On voit donc qu’il est extrêmement peu probable que l’IGF-1 contenu dans le lait soit susceptible d’augmenter notre taux d’IGF-1 sanguin de manière significative.

3 – Mais alors, d’où vient l’IGF-1 ?

Pourtant, certaines recherches semblent indiquer qu’une consommation régulière de produits laitiers aboutit à une augmentation du taux sanguin d’IGF-1.

Bouteille de laitPar exemple, une étude transversale réalisée au Danemark auprès de jeunes enfants indique que plus la consommation de lait est importante, plus le taux sanguin d’IGF-1 est élevé (à moins que ce ne soit le contraire), ce qui se traduit par une taille supérieure (mais sans surpoids) chez les enfants consommateurs16.

Une étude d’intervention menée en Angleterre suggère quant à elle que des jeunes filles qui reçoivent un demi-litre de lait par jour pendant 18 mois voient leur taux d’IGF-1 atteindre un niveau plus élevé que celui du groupe contrôle17.

Au passage, on notera également que les jeunes filles qui ont bu du lait ont obtenu une densité osseuse supérieure, sans augmentation du turn-over osseux, de la taille ou du poids.

Attention !Il faut cependant se méfier d’un biais d’interprétation : certes, dans ce type d’études, le taux d’IGF-1 augmente avec la consommation de lait. Mais consommer plus de lait ou du lait en plus de son alimentation habituelle, ça veut dire aussi consommer plus de calories, plus de protéines, plus de vitamines et de minéraux.

Il est donc probable que ce soit cet apport accru en éléments nutritifs qui stimule notre production endogène d’IGF-1. Parmi ces éléments, on trouve par exemple la caséine, qui semble stimuler directement la synthèse d’IGF-118. On trouve également le lactosérum qui, favorisant la sécrétion d’insuline, augmenterait de manière indirecte la production d’IGF-119.

WheyLa caséine et le lactosérum (bien connu des sportifs sous le nom de « whey ») constituent de fait les deux grandes familles de protéines que l’on trouve dans le lait. L’association de ces deux familles permet au lait d’avoir un profil en acides aminés très complet (les acides aminés sont les « briques » qui composent les protéines). De sorte qu’il est possible que ce soit simplement cette disponibilité en acides aminés qui permet la synthèse d’IGF-120.

Pour étayer cette hypothèse, il faudrait arriver à montrer qu’une source non-laitière d’acides aminés est également en mesure de favoriser la synthèse d’IGF-1. C’est justement ce qu’a fait une équipe américaine, en administrant en parallèle des protéines de lait ou des protéines de soja à un groupe de volontaires21. Au terme de l’étude, le taux d’IGF-1 a bien évidemment augmenté chez les consommateurs de protéines laitières, mais aussi chez les consommateurs de protéines de soja (et même de manière significativement plus importante).

Il semblerait donc que c’est bien l’apport de certains acides aminés qui déclenche l’élévation de la synthèse endogène d’IGF-1.

Mais rien ne dit que cette élévation soit pathologique : elle peut en effet correspondre à la réalisation d’un potentiel, qui s’exprime en présence d’une disponibilité suffisante en nutriments.

D’ailleurs, il existe d’autres substances capables de provoquer une augmentation du taux d’IGF-1. Ainsi, lorsqu’on donne de la vitamine D à des sujets carencés, on obtient une élévation du taux d’IGF-1 qui, lui-même, stimule la synthèse rénale de calcitriol (forme hormonale active de la vitamine D)22.

En conclusion...
Au terme de cette première partie, nous avons pu établir les éléments suivants :

  • Il est difficile de discerner une association claire entre taux d’IGF-1 et cancer, et encore plus difficile d’identifier une relation de cause à effet ;
  • Il est très peu probable que l’IGF-1 contenu dans le lait ait une quelconque influence sur notre taux sanguin d’IGF-1 ;
  • En revanche, la richesse en acides aminés du lait (et d’autres aliments) est de nature à favoriser notre synthèse endogène d’IGF-1.

Au total, il apparaît que la consommation régulière de produits laitiers provoque très certainement une augmentation de notre taux d’IGF-1, et que les conséquences à long terme d’une telle augmentation ne sont pas connues.
On dispose toutefois de quelques études ayant cherché à établir une association entre IGF-1 et mortalité. Comme il s’agit d’études d’observations, les résultats sont hétérogènes :

  • Certaines ne trouvent aucune association23, 24, 25 ;
  • Certaines trouvent qu’un taux d’IGF-1 bas est associé à une augmentation du risque de mortalité toutes causes confondues, en particulier chez les personnes âgées26, 27, 28 ;
  • Certaines indiquent qu’un taux d’IGF-1 élevé est associé à une réduction de la mortalité toutes causes confondues29, 30 ;
  • Enfin, certaines identifient un principe de courbe en U, y compris pour la mortalité par cancer, c’est-à-dire que l’augmentation de la mortalité est associée à la fois à un taux trop élevé et à un taux trop bas31, 32, 33.

Finalement, les rapports entre taux d’IGF-1 et santé à long terme apparaissent très complexes, et probablement dépendants d’une multitude d’autres paramètres comme le statut nutritionnel, l’activité physique, l’équilibre minéro-vitaminique, etc.
Il n’est donc à notre avis pas possible d’attribuer à un facteur en particulier (i.e. le lait) les éventuelles conséquences d’une élévation du taux d’IGF-1, qu’elles soient néfastes ou bénéfiques.

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