LE GLOSSAIRE DES VITAMINES

Vitamine A

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine A est la première vitamine à avoir été découverte, d’où la lettre qu’elle porte. Elle a été isolée dans la rétine la première fois, d’où son appellation parfois de « rétinol ».
C’est une vitamine liposoluble (i.e. soluble dans les graisses), stockée en grande quantité par l’organisme, et que l’on trouve à l’état naturel soit sous sa forme « libre » (rétinol), soit sous la forme de provitamine A (i.e. précurseur de vitamine A), que l’organisme transforme alors selon ses besoins en vitamine A. La forme la plus connue de provitamine A est le bêta-carotène.
On exprime le plus souvent ces apports en microgrammes d’équivalent d’activité rétinol (EAR).

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine A joue un rôle important dans la qualité de la vision, qui reste son action la plus connue.
Elle participe également à la santé du système immunitaire, et joue un rôle important dans le développement et la croissance des os et de la peau. C’est notamment la raison pour laquelle, au siècle dernier, on donnait régulièrement aux enfants de l’huile de foie de morue, très riche en vitamine A.
Le bêta-carotène, précurseur de la vitamine A, possède quant à lui d’importantes propriétés antioxydantes, que ne possède pas la vitamine A. Par ailleurs, il ne pourrait être toxique qu’à très haute dose et après un usage prolongé, à des doses plus grandes que la vitamine A qui elle, peut devenir toxique lors de surdosages, en particulier lors de la grossesse.

 

Où la trouve-t-on ?

 

On trouve la vitamine A dans les aliments d’origine animale : beurre, œuf, lait, fromages, abats, foie, etc.
La provitamine A, et notamment le bêta-carotène, se trouve dans les fruits et légumes : carottes, abricots, mangues, poivrons rouges, laitue, persil, épinards, légumes à feuilles vert foncé, crucifères, patates douces, etc. Généralement, plus leur coloration est prononcée, plus ils en contiennent. Enfin, l’assimilation du bêta-carotène est grandement accrue par la présence de corps gras : ainsi par exemple, une salade de carottes râpées seules apportera du bêta-carotène qui sera très peu assimilée par rapport à la même préparation incluant un peu d’huile d’olive ou de colza.

 

Carence et excès

 

Les carences en vitamine A sont pratiquement inexistantes dans les pays développés.
Par ailleurs, les femmes enceintes ou désirant le devenir doivent être particulièrement attentives à leurs apports en vitamine A, car un excès pendant ces périodes peut être associé à des malformations congénitales.
A haute dose, les apports en bêta-carotène peuvent donner une coloration orange de la peau, appelée carotenodermie, mais les apports en provitamine A sont quasiment toujours sans danger.

Vitamine B1

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B1, ou thiamine, est une vitamine hydrosoluble (i.e. soluble dans l’eau), qui fut découverte vers la fin du XIXème siècle à la suite de travaux sur le béribéri, une maladie très grave et très répandue en Extrême-Orient à cette époque : on découvrit en effet que cette maladie était due à l’absence d’une substance dans l’alimentation de base de cette région du monde, qui était composée pour majorité de riz décortiqué (la vitamine B1 étant contenue dans l’écorce du grain).

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B1 est nécessaire au métabolisme des glucides et à leur transformation en énergie via le cycle de Krebs : elle joue donc un rôle primordial dans la production d’énergie.
Elle participe également à la transmission de l’influx nerveux, et favorise donc le bon fonctionnement du système nerveux. En particulier, elle permet la dégradation de l’acide pyruvique, toxique pour le système nerveux, en acétyl-Coenzyme A, et aide à soutenir l’humeur et la mémoire.

 

Où la trouve-t-on ?

 

Les principales sources de vitamine B1 sont les céréales complètes, les légumes secs, les oléagineux (noix, noisettes, etc.), les flocons d’avoine ou l’orge, le riz brun, la levure de bière, mais aussi des sources animales comme la viande (porc, poulet), le poisson, le jaune d’œuf, les huîtres, etc.

 

Carence et excès

 

Les excès de vitamine B1 sont très rares, cette vitamine étant hydrosoluble et par conséquent très peu stockée par l’organisme.
En revanche, des déficits peuvent être occasionnés à la suite de régimes riches en céréales raffinées et en sucres. Les sportifs et les femmes enceintes ont également des besoins plus importants.
Une carence en vitamine B1 peut causer le béribéri, ainsi que de graves troubles du métabolisme. Il est donc essentiel de surveiller son apport.

Vitamine B2

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B2, ou riboflavine, tire son nom de l’association du terme « ribose » (sucre à 5 atomes de carbone) et du mot latin « flavus » (jaune), en référence à sa couleur. Cette vitamine hydrosoluble peut être synthétisée par l’organisme, mais en quantité insuffisante, et elle n’est pas stockée : son excédent est éliminé dans les urines, qu’elle colore en jaune.
On l’utilise également comme colorant alimentaire jaune, sous le numéro E101.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B2 joue un rôle important dans la libération d’énergie, en participant au métabolisme des nutriments (glucides, lipides, protéines). Elle se combine à l’acide phosphorique pour former deux coenzymes (i.e. molécules organiques essentielles pour faire fonctionner l’activité d’une enzyme), le FAD (flavine adénine dinucléotide) et le FMN (flavine mononucléotide), qui permettent, en association avec une enzyme, l’oxydation du glucose et donc la libération d’énergie.
Elle joue également un rôle indirect d’antioxydant, en participant activement au recyclage du glutathion oxydé en glutathion réduit.

 

Où la trouve-t-on ?

 

Les sources alimentaires de vitamine B2 sont nombreuses. On la retrouve en particulier dans les laitages, les abats, la levure, les œufs, la viande (bœuf, porc), les volailles, le poisson, les graines, etc.
A noter que la forme végétale est relativement mal assimilée par l’organisme.

 

Carence et excès

 

Les excès en vitamine B2 sont très rares, cette vitamine étant peu stockée, et il en est de même pour les carences, les besoins étant relativement faibles, et cette vitamine se trouvant facilement dans l’alimentation (sauf chez les végétariens/végétaliens, la source végétale étant moins bien assimilée).
Les besoins peuvent en revanche être accrus chez les sportifs, les femmes enceintes, les fumeurs, les alcooliques, les personnes âgées, les diabétiques, les végétariens, etc. Il est alors nécessaire de les surveiller.

Vitamine B3

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B3, aussi appelée niacine ou acide nicotinique, est une vitamine hydrosoluble. On l’appelle aussi vitamine PP (pour Pellagra Preventive), ou nicotinamide, car une carence peut causer la pellagre. Elle est en partie synthétisée par l’organisme à partir d’un acide aminé essentiel, le tryptophane, contenu dans les protéines (en particulier les protéines animales), mais en petites quantités. De plus, elle est très peu stockée par le corps, ce qui fait qu’un apport alimentaire est indispensable à la couverture des besoins.

 

A quoi ça sert ?

 

Comme toutes les vitamines du groupe B, la vitamine B3 joue un rôle important dans la production d’énergie. Elle sert en effet de précurseur au NAD (nicotinamide adénine dinucléotide) et au NADP (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate), deux coenzymes nécessaires au métabolisme des glucides (au cours de la glycolyse), des lipides et des protéines.
Elle a également un rôle dans la régulation du cholestérol, ainsi que dans la formation des globules rouges, et le fonctionnement du système nerveux.

 

Où la trouve-t-on ?

 

On trouve la vitamine B3 principalement dans les protéines animales, riches en tryptophane. Les principales sources comprennent notamment les œufs, le lait, les volailles, la viande, le poisson, le foie, mais aussi les levures, les arachides, les légumineuses, les céréales complètes, etc.

 

Carence et excès

 

Les excès en vitamine B3 sont rares, cette vitamine étant peu stockée.
Des cas de carence sont encore observés dans certains pays d’Asie ou d’Afrique, où le seul aliment de base est le riz.
Les femmes enceintes peuvent avoir des besoins légèrement supérieurs à la moyenne, et chez les sportifs, les besoins peuvent être nettement plus importants. Enfin, les individus privés de viande devraient être attentifs à leurs apports en cette vitamine.

Vitamine B5

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B5, ou acide pantothénique, est une vitamine hydrosoluble, que l’on surnomme parfois « vitamine anti-stress », en raison de son action dans la réponse au stress. Son nom provient du mot grec « pantothen », qui signifie « partout », car elle est présente dans un très grand nombre d’aliments.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B5 est un précurseur du coenzyme A, qui participe à la transmission de l’influx nerveux, et au fonctionnement des glandes surrénales, essentielles notamment dans la gestion du stress. Le coenzyme A est également essentielle au métabolisme des glucides, des protéines et des lipides, et par conséquent à la production d’énergie.
La vitamine B5 joue également un rôle dans la formation de l’hémoglobine, dans le fonctionnement et la régénération des cellules, dans la beauté de la peau et des cheveux.

 

Où la trouve-t-on ?

 

La vitamine B5 est très abondante dans la nature, en particulier dans les sources d’origine animale. Parmi les aliments qui en sont les plus riches, on trouve : les abats, les œufs, les viandes, les poissons, les laitages, les levures, les légumineuses (lentilles, etc.), la gelée royale, les champignons, etc.

 

Carence et excès

 

La vitamine B5 n’étant pas stockée dans l’organisme, les excès sont très rares.
Par ailleurs, cette vitamine étant présente dans un grand nombre d’aliments, les carences sont rares également.
Ceci étant, la transformation des aliments (par exemple s’ils sont cuits, congelés, mis en conserve, etc.) peut détruire une bonne partie de leur teneur vitaminique en B5. En outre, les besoins peuvent être accrus chez les femmes enceintes ou qui allaitent, les sportifs, les personnes soumises à un stress chronique, les diabétiques, etc.

Vitamine B6

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B6 est une des vitamines du groupe B les plus connues. Elle existe sous trois formes : la pyridoxine, le pyridoxal et la pyridoxamine. Dans l’organisme, la forme active est un dérivé de la pyridoxamine. Sa renommée est principalement due à son association classique avec le magnésium, dont elle améliore l’action pour lutter contre la fatigue et le stress. De plus, cette vitamine hydrosoluble est très utilisée en médecine.

 

A quoi ça sert ?

 

Comme toutes les vitamines du groupe B, la vitamine B6 joue un rôle important dans la production d’énergie. Elle participe en effet à de nombreuses opérations intervenant dans le métabolisme des protéines et des acides aminés (transamination et décarboxylation notamment), ainsi que dans la glycogénolyse, qui permet la conversion du glycogène hépatique (stocké dans le foie) en glucose, lorsque les réserves de glycogène musculaire sont épuisées.
La vitamine B6 est aussi nécessaire à la synthèse de la vitamine B3 à partir du tryptophane.
Elle joue également un rôle important dans la formation de l’hémoglobine, la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur (sérotonine, mélatonine et dopamine en particulier), et contribue à absorber le magnésium, qui reste son action la plus connue.

 

Où la trouve-t-on ?

 

Les principales sources de vitamine B6 sont : la viande, la volaille, le foie, le poisson gras, la levure, les bananes, les choux, les pommes de terre, les épinards, les légumineuses (lentilles, etc.), les germes de blé, etc.
A noter que la forme issue des sources animales est assimilée à 100%, alors que la forme issue des sources végétales (principalement sous forme pyridoxine-5′-ß-D-glucoside), est très mal assimilée, et pourrait même entraver l’assimilation d’autres formes de vitamine B6.

 

Carence et excès

 

Les excès en vitamine B6 sont rares, cette vitamine étant très peu stockée par l’organisme.
De plus, étant présente dans un grand nombre d’aliments, les cas de carence grave sont rares dans les pays occidentaux. Elles sont néanmoins beaucoup plus répandues chez les végétariens et les végétaliens, en raison d’une moins bonne assimilation à partir des sources végétales.
Les personnes qui consomment beaucoup de protéines (pratiquants de sports de force ou gros carnivores par exemple), peuvent avoir des besoins accrus. Il en est de même des sportifs en général, des personnes âgées, des personnes soumises à un stress chronique, des femmes enceintes ou qui allaitent, des alcooliques, des végétariens/végétaliens, etc.

Vitamine B8

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B8, ou biotine, est une vitamine hydrosoluble, parfois encore appelée vitamine H.
Elle est synthétisée par le corps en grande partie, mais un apport par l’alimentation est nécessaire pour couvrir les besoins, car elle n’est stockée qu’en petite quantité et excrétée dans les urines.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B8 joue un rôle clé dans le métabolisme des graisses, des glucides et des acides aminés, et participe donc activement à la production d’énergie.
Elle contribue également à renforcer la peau, les cheveux et les ongles, ce qui fait qu’elle est utilisée dans de nombreux produits cosmétiques.
Elle favorise également la synthèse et l’utilisation des vitamines B9 et B12.

 

Où la trouve-t-on ?

 

La vitamine B8 est présente dans un grand nombre d’aliments, mais souvent en faibles quantités. Les meilleures sources comprennent : le foie, les œufs, le lait, le soja, les légumineuses (lentilles, etc.), les noix, la levure de bière, la gelée royale, les choux, les bananes, les grains entiers, etc.

 

Carence et excès

 

Les excès comme les carences sont rares, les besoins étant facilement couverts par l’alimentation.
Les besoins peuvent être accrus chez les sportifs, les femmes enceintes ou qui allaitent, les alcooliques, ou chez les personnes consommant beaucoup de blancs d’œufs crus : en effet, ces derniers sont riches en avidine, une protéine qui empêche l’absorption de la vitamine B8, et la rend de ce fait inactive ; l’action de l’avidine étant cependant annihilée par la cuisson, cette propriété ne concerne pas les blancs d’œufs cuits.

Vitamine B9

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B9, ou folates, est une vitamine hydrosoluble dont le nom vient du latin « folium », qui signifie « feuilles » en latin, car on la trouve principalement dans les feuilles des végétaux. On l’appelle parfois vitamine M, ou encore acide folique. C’est la vitamine la plus connue des femmes enceintes, car elle est utilisée pour prévenir les malformations du tube neural chez le fœtus, et est quasi systématiquement prescrite en cas de grossesse ou de désir de grossesse.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B9 joue un rôle essentiel dans la constitution du matériel génétique (ADN et ARN), ainsi que dans la synthèse de certains acides aminés indispensables à la croissance de l’organisme (comme la méthionine).
Elle est un élément essentiel dans la formation normale des globules rouges, et dans la reproduction cellulaire, d’où son importance pendant les périodes de croissance comme l’enfance, l’adolescence ou la grossesse.
Elle participe également au fonctionnement du système nerveux, en intervenant dans la synthèse de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine, ainsi que du système immunitaire.
Elle permet l’épuration de l’homocystéine, un acide aminé soufré toxique qui peut s’accumuler dans le cerveau et les artères.
Enfin, elle est indispensable en prévention de malformations du tube neural chez l’enfant.

 

Où la trouve-t-on ?

 

On trouve la vitamine B9 en majorité dans les feuilles des végétaux. Les principales sources sont : les légumes verts (épinards, choux de Bruxelles, haricots verts, laitue, mâche, concombres, asperges, etc.), mais aussi les lentilles, les graines, les pois chiches, le soja, les abats, le foie, etc.

 

Carence et excès

 

Les cas d’excès sont rares, l’excédent étant généralement éliminé par les urines.
Les apports en vitamine B9 doivent être particulièrement surveillés pendant la grossesse et la période de conception. Des suppléments sont la plupart du temps prescrits durant ces périodes.
Les besoins peuvent également être accrus chez les personnes âgées, les personnes dépressives, les fumeurs, etc.

Vitamine B12

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine B12, ou cobalamines, est une des seules vitamines hydrosolubles qui est stockée par l’organisme, ce qui permet au corps de disposer de réserves importantes. Ceci étant, cette vitamine n’étant pas synthétisée par l’organisme, elle doit impérativement être apportée par l’alimentation. Elle tire son nom (cobalamines) de la présence de cobalt dans sa formule chimique, et comme elle se présente sous la forme d’une poudre rouge, on lui donne parfois le surnom de « vitamine rouge ».

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine B12 participe à la formation des globules rouges. De ce fait, elle est notamment parfois utilisée en traitement thérapeutique pour lutter contre l’anémie.
Comme toutes les vitamines du groupe, elle joue un rôle dans la production d’énergie, en participant au métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.
Elle intervient également dans la synthèse du matériel génétique (ADN), et aide à maintenir l’équilibre du système nerveux, en agissant sur l’intégrité de la gaine de myéline (substance protégeant les nerfs).

 

Où la trouve-t-on ?

 

La vitamine B12 se trouve essentiellement dans les aliments d’origine animale. Les principales sources sont : la viande, la volaille, le poisson, les crustacés, le lait, le fromage, les œufs, les abats, etc.
On peut également en trouver dans certains végétaux, mais sous une forme qui n’est pas absorbée par l’organisme.

 

Carence et excès

 

Les cas d’excès sont extrêmement rares, et la vitamine B12 apparait sûre, même à dose élevée.
Comme elle est stockée en quantités importantes par l’organisme, les symptômes d’une éventuelle carence peuvent mettre des mois, voire des années à se manifester. Or, une telle carence peut engendrer de nombreux troubles, pouvant aller jusqu’à une forme d’anémie pernicieuse, nommée anémie de Biermer, qui se manifeste par une fatigue généralisée, une pâleur du visage, une perte d’appétit et de poids, etc.
Les cas de carence peuvent être observés à la fois chez les personnes ayant des carences d’apport, en particulier les végétariens ou les végétaliens ne consommant pas d’aliments d’origine animale, ou chez les personnes affichant un défaut d’absorption de la vitamine B12, comme c’est le cas la plupart du temps dans l’anémie de Biermer.
Ces personnes, tout comme les personnes âgées, devraient être attentifs à leurs apports en vitamine B12.

Vitamine C

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine C, ou acide ascorbique, est probablement la vitamine la plus connue et la plus utilisée en tant que complément alimentaire. Elle est souvent conseillée à l’approche de l’hiver ou dans les cas de fatigue passagère, car elle est notamment connue pour son action anti-fatigue et tonifiante, mais elle possède bien d’autres propriétés bénéfiques. Cette vitamine hydrosoluble n’est pas synthétisée par l’organisme, qui ne sait pas non plus la stocker, et elle doit donc être impérativement apportée par l’alimentation.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine C est tout d’abord un puissant antioxydant : elle intervient à la fois directement, en protégeant les cellules contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire, et indirectement, en participant à la régénération de la vitamine E, un autre antioxydant.
Un des ces rôles les plus importants est de stimuler la synthèse de collagène, une protéine indispensable à la constitution et au renforcement des tissus, de la peau, des os, des dents, des ligaments, des gencives etc., contribuant par là-même à la santé de ces organes.
Elle joue un rôle important dans l’énergie physique, en étant impliquée dans le métabolisme des acides aminés, et notamment de la carnitine.
Elle contribue aux défenses immunitaires et protège contre les infections, et pourrait avoir un effet sur le rhume, même si des études tendent à montrer qu’elle n’aurait pas d’effet préventif, mais simplement une réduction des symptômes et de la durée, une fois le rhume installé.
Elle participe à la synthèse de plusieurs messagers chimiques du cerveau, dont la noradrénaline.
Elle augmente l’absorption du fer, et joue un rôle dans la formation des globules rouges.

 

Où la trouve-t-on ?

 

Les principales sources de vitamine C dans l’alimentation sont les fruits et légumes, et en particulier : les kiwis, les agrumes (oranges, citrons, pamplemousses, etc.), les fruits rouges (fraises, framboises, cassis, cerises, myrtilles, etc.), les crucifères (brocoli, choux, etc.), les poivrons, le persil, les mangues, etc.

 

Carence et excès

 

Les excès sont rares, la vitamine C étant très peu stockée, et les excédents étant excrétés dans les urines.
Les cas de carence graves peuvent entrainer le scorbut, qui se manifeste par des saignements des gencives, une difficulté à cicatriser et une fatigue généralisée : cette maladie, qui peut être mortelle, a pratiquement disparu en Occident. En revanche, les cas de déficits sont plus courants.
Les besoins peuvent être plus importants chez les sportifs, les femmes enceintes ou allaitantes, les fumeurs, les personnes âgées, les diabétiques, les personnes soumises à un stress chronique, les personnes consommant peu de fruits et légumes frais, etc.

Vitamine D

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine D est une vitamine liposoluble, que l’on retrouve sous deux formes : la vitamine D2 (ou ergocalciférol), et la vitamine D3 (ou cholécalciférol), cette dernière étant la principale forme présente dans notre organisme. Elle possède la particularité de pouvoir être synthétisée directement par l’organisme, après exposition aux rayons ultraviolets du soleil, d’où elle tire d’ailleurs son surnom de « vitamine du soleil » : ceci en fait une vitamine à part, puisqu’elle se comporte quasiment comme une hormone, et peut être mise en réserve dans les graisses et le foie, pour être libérée en fonction des besoins de l’organisme.

 

A quoi ça sert ?

 

La vitamine D est principalement connue pour son rôle majeur dans la santé des os. Elle participe en effet à la fois à améliorer l’absorption du calcium et du phosphore, mais aussi à la fixation de ces deux minéraux sur les os et les dents. En ce sens, elle contribue à garder les os solides et rigides, et permettrait ainsi de prévenir les fractures et l’ostéoporose.
Elle est utilisée chez les enfants en prévention du rachitisme, un trouble de la croissance qui se manifeste notamment par un défaut de calcification du squelette.
Elle joue également un rôle dans le maintien du système immunitaire, et est essentielle au fonctionnement neuromusculaire.
Enfin, elle fait l’objet de plus en plus de recherches pour son rôle potentiel anti-cancer (côlon, rectum, sein, prostate).

 

Où la trouve-t-on ?

 

Il existe relativement peu d’aliments riches en vitamine D : on en trouve dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng, foie de morue), et dans une moindre mesure, dans le lait, le beurre, le fromage, etc.
De ce fait, l’alimentation ne permet de couvrir qu’une partie minime de nos besoins (de l’ordre de 10 ou 20% maximum généralement), et le reste doit être couvert en s’exposant aux beaux jours au soleil (de mars à octobre, une vingtaine de minutes par jour, mais pas davantage pour ne pas attraper de coup de soleil), ou en se supplémentant en vitamine D pendant la saison froide (d’octobre à mars, dans l’hémisphère nord). En effet, pendant ces mois de saison froide, le soleil est trop « bas », et la longueur d’onde des rayons ultraviolets ne permet pas à la peau d’absorber la vitamine D.

 

Carence et excès

 

La vitamine D étant liposoluble et stockée dans l’organisme, elle peut être toxique à haute dose. Cependant, il semble que seules des doses supérieures à 10 000 UI/j puissent avoir cet effet.
Les cas de carence ou de déficits, en revanche, sont beaucoup plus répandus : on estime qu’il toucherait jusqu’à 91% de la population française en hiver.
En dehors des nouveau-nés, en prévention du rachitisme, on pourrait donc conseiller des suppléments de vitamine D à tous les adultes pendant la saison froide.
Les personnes s’exposant insuffisamment au soleil, ou à la peau foncée, devraient également être attentifs à leurs taux sanguins de vitamine D, et prendre des suppléments au besoin.
Il en va de même des personnes en surcharge pondérale, la vitamine D étant stockée en grande partie dans les graisses.
Enfin, la capacité de l’organisme à synthétiser la vitamine D diminuerait avec l’âge.

Vitamine E

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine E est une vitamine liposoluble, stockée dans les muscles et le tissu adipeux, qui regroupe deux familles de quatre composés : quatre formes de tocophérols (alpha, bêta, gamma, delta) et quatre formes de tocotriénols (alpha, bêta, gamma, delta). La forme la plus connue et la plus active dans l’organisme est l’alpha-tocophérol. Elle est utilisée sous forme naturelle ou synthétique, la forme naturelle possédant, selon les études, une meilleure biodisponibilité et étant mieux absorbée par l’organisme. Dans les suppléments ou les aliments enrichis, les différents noms utilisés pour désigner cette forme naturelle peuvent être indifféremment : d-alpha-tocophérol, RRR-alpha-tocophérol, acétate ou succinate de d-alpha-tocophéryle.

 

A quoi ça sert ?

 

Le rôle principal et le plus connu de la vitamine E est son rôle antioxydant. Elle neutralise en effet l’action agressive des radicaux libres sur l’organisme, et protège les membranes des cellules et les corps gras de l’oxydation. De ce fait, elle joue notamment un rôle dans la beauté de la peau.
Elle est souvent associée à la vitamine C et à la vitamine A, car elle est connue pour faciliter leur action en prévenant leur oxydation.
En outre, elle est aussi souvent utilisée comme conservateur (sous les noms E306 à E309), pour éviter le rancissement des aliments exposés à l’action oxydative de l’oxygène.
Elle semblerait également jouer un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, et aurait des propriétés immunitaires et anti-inflammatoires.

 

Où la trouve-t-on ?

 

On trouve la vitamine E principalement dans les huiles végétales (olive, colza, germe de blé, soja, arachide, etc.), et dans les oléagineux (noix, amandes, noisettes, etc.). Dans une moindre mesure, on peut également la trouver dans les légumes verts (épinards, brocoli, etc.), le beurre, les poissons gras, le lait, etc.
Il est à noter que dans les aliments enrichis, c’est le plus souvent la forme synthétique qui est utilisée.

 

Carence et excès

 

Les cas de carence sont relativement rares, la vitamine E étant bien stockée dans le corps.
Ceci étant, les besoins peuvent être accrus chez les sportifs, les fumeurs, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées, les personnes soumises à la pollution, les alcooliques chroniques, les personnes ayant une alimentation riche en graisses, les personnes souffrant de troubles d’absorption comme la maladie coeliaque ou la maladie de Crohn, les enfants prématurés, etc.

Vitamine K

Qu’est-ce que c’est ?

 

La vitamine K est une vitamine liposoluble, qui tire sa lettre de son rôle essentiel dans la coagulation (K pour « koagulation » en allemand). Elle existe sous différentes formes, dont les principales sont : la vitamine K1, ou phylloquinone, qui est apportée par l’alimentation ; la vitamine K2, ou ménaquinone, qui est produite par les bactéries du tube digestif, et que l’on peut aussi trouver dans certains aliments ; et la vitamine K3, ou ménadione, qui est une forme synthétique, potentiellement toxique et par conséquent interdite.

 

A quoi ça sert ?

 

L’action la plus connue de la vitamine K est son rôle clé dans la coagulation sanguine (et plus spécifiquement la vitamine K1), mais elle joue également un rôle important dans la minéralisation osseuse (et plus spécifiquement la vitamine K2), en participant notamment à la fixation du calcium sur les os. Les scientifiques s’intéressent d’ailleurs de plus en plus au rôle de la vitamine K2 dans la prévention de l’ostéoporose et des troubles cardio-vasculaires, depuis très récemment.
Elle jouerait également un rôle dans la croissance des cellules.

 

Où la trouve-t-on ?

 

La vitamine K1 se trouve dans l’alimentation, essentiellement dans les légumes verts (épinards, brocolis, crucifères, asperges, laitue, persil, artichauts, haricots, poireaux, petits pois, etc.).
La vitamine K2 est en grande partie synthétisée par les bactéries intestinales, mais peut aussi se trouver dans certains aliments, comme les produits fermentés (fromages, yaourts, laits, natto, etc.), le foie, les huiles de poissons, etc.

 

Carence et excès

 

Les excès sont relativement rares et sans danger, la vitamine K n’étant pas beaucoup stockée par l’organisme. En revanche, les carences peuvent présenter de graves risques, en particulier hémorragiques.
Les besoins peuvent être accrus chez les nouveau-nés, les personnes ayant des problèmes d’absorption intestinale, les personnes âgées, les alcooliques chroniques, les personnes souffrant d’ostéoporose, etc.
Une surveillance médicale est alors nécessaire.

le glossaire des minéraux

Paiement 100% Sécurisé

Les transactions effectuées sur ce site sont sécurisées par les solutions Stripe et Paypal.

Expédition rapide

Toute commande passée avant midi est expédiée le jour même
(jours ouvrés).

Livraison gratuite

À partir de 59€ pour la France
119€ pour l’Europe
179€ pour le reste du monde.

Remises automatiques

5 % de remise dès 100€ d’achats,
10 % de remise dès 150€ d’achats,
15 % de remise dès 200€ d’achats.

Restez connecté !

Pour ne rien rater de l'actualité Nutriting, inscrivez-vous à notre newsletter !