Savoir ce que l’on met dans notre assiette, cela peut paraître banal, mais dans une société de consommation tous azimut, cela n’est malheureusement plus tant que ça une évidence… Un moyen simple pour y remédier : apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles ! Nutriting vous montre que ce n’est finalement pas si compliqué…

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles : pour rester mince et en bonne santé !

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles

Pourquoi apprendre à lire les étiquettes ?

L’illusion du choix

HypermarchéDans nos sociétés modernes, les supermarchés et autres hypermarchés sont devenus de véritables temples de la consommation, avec des surfaces et des rayons toujours plus grands, un nombre de produits à disposition toujours plus important, ce qui, avouons-le, peut parfois faire tourner la tête…

Néanmoins, plus de choix apparent ne veut pas nécessairement dire plus de diversité réelle. En effet, cette surenchère est surtout la victoire de l’illusion, comme le démontre Joki Desnommée-Gauthier dans son infographique issu de son blog Convergence Alimentaire :

Convergence alimentaire

Car ces milliers de produits qui remplissent les rayons de nos magasins, labellisés sous une centaine de marques, appartiennent au final à seulement une dizaine de grands groupes industriels. Ces mêmes groupes qui façonnent notre horizon alimentaire et nutritionnel depuis de nombreuses d’années, mus par l’unique intérêt financier qui semble être le leur…

Lire les étiquettes : un geste marquant pour sa propre santé

VoterAfin de devenir vraiment acteur de sa santé, décider réellement de ce que l’on veut dans son assiette, et influer sur l’avenir des produits de l’industrie agroalimentaire (puisque finalement, nous votons à chaque achat que nous faisons), il paraît aujourd’hui indispensable de pouvoir choisir un produit en fonction de sa composition, et non pas en fonction de sa marque, de son packaging, de sa pub, voire même parfois de son goût ou de son prix (quand on le peut).

Et cela ne peut se faire que d’une seule façon : en sachant décrypter les étiquettes alimentaires !

Lire les informations nutritionnelles est ainsi devenu un geste significatif, quasi militant, qui témoigne de sa prise de conscience à l’égard des tentatives de manipulations des grands groupes, via un marketing de pointe extrêmement étudié.

Comme en atteste une étude publiée dans Agricultural Economics, il n’est pas étonnant de constater que les personnes qui lisent les étiquettes nutritionnelles sont plus minces que les autres, jusqu’à 4 kg en moyenne pour les femmes.

Alors, est-ce si compliqué de décrypter une étiquette ? Faut-il avoir un BAC+5 afin de s’y retrouver dans ces acronymes et ces termes qui peuvent parfois sembler farfelus ?
Il semble que non, et pour vous y aider, Nutriting vous explique l’essentiel à savoir.

Quelles sont les informations à connaître ?

L’étiquetage nutritionnel

Etiquetage nutritionnelL’étiquetage nutritionnel comprend les informations relatives au contenu en énergie et en nutriments. Généralement, elles sont indiquées pour 100 g (ou 100 ml) de produit, et parfois, en plus, par portion.

Les informations nutritionnelles obligatoires sont : la valeur énergétique (en kilocalories – kcal – et kilojoules – kJ), les quantités de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines, et de sel.

D’autres informations peuvent également être renseignées de manière volontaire, comme la teneur en vitamines et minéraux, ainsi que certaines allégations (i.e. « riche en fibres », « source de vitamine C », etc.)

Un règlement qui fixe les informations à inclure, ainsi que leur forme, est applicable en Europe depuis 2011, mais ne sera obligatoire qu’à partir du 13 décembre 2016.

Mais ces informations sont-elles réellement pertinentes ?

A vrai dire, pas tellement…

Calcul caloriesTout d’abord, parce qu’à moins d’être un consommateur très averti, les quantités de macronutriments ne vous seront pas vraiment utiles. En effet, à moins peut-être de vouloir comparer deux produits équivalents pour choisir le moins calorique (ou le plus protéiné, selon les cas), si vous n’êtes pas un culturiste qui a besoin de savoir, au gramme près, combien de protéines, de glucides ou de lipides il doit ingérer chaque jour, ce tableau ne vous apportera finalement pas grand-chose.

Ensuite, parce que les informations présentées s’avèrent relativement incomplètes. Par exemple, la quantité d’acides gras saturés ne nous paraît pas forcément clé, lorsqu’on sait que cette dernière recouvre un ensemble très hétérogène. En l’occurrence, il serait bien plus utile de connaître notamment le ratio oméga-6/oméga-3 d’un produit, qui lui, apporte une réelle information nutritionnelle.

Néanmoins, l’application de ce règlement obligera les industriels à plus de transparence, et notamment à mentionner si les graisses ont été totalement ou partiellement hydrogénées, puisque dans ce dernier cas, cela pourra générer des acide gras trans industriels nocifs.

Cet étiquetage reste donc à notre avis nécessaire et primordial, même s’il ne suffira jamais à pouvoir juger de la qualité réelle d’un produit.

Non en réalité, ce qui va pouvoir vous aiguiller à coup sûr de manière simple et indiscutable, ce ne sont ni l’étiquetage nutritionnel, ni les allégations santé, ni le contenu en vitamines ou minéraux, mais tout simplement, la liste des ingrédients… Car rien qu’avec cette information, vous allez voir qu’on peut en apprendre beaucoup !

La liste des ingrédients

Dans cette liste, les ingrédients sont rangés par ordre décroissant d’importance, c’est-à-dire du plus au moins abondant. Cela permet par conséquent de se faire rapidement une idée de la composition et de la qualité du produit.

Alors, que regarder dans cette liste d’ingrédients ?

  • La longueur de la liste : plus c’est court, mieux c’est !

Et pour cause, une longue liste d’ingrédients sera vraisemblablement le signe de beaucoup d’additifs ou de processus industriels superflus. Regardez surtout la fin de la liste : c’est là que vous trouverez la liste des additifs.

Même s’ils ne sont pas tous nocifs, et si certains sont aussi banals que de la vitamine C ou E ajoutées à des fins de conservation, il vaut toutefois bien mieux en rester au strict minimum.
  • L’ordre des ingrédients : c’est ce qui fera toute la différence entre un produit de qualité et un autre.

Pâte à tartiner aux noisettesPrenons pour exemple une célèbre pâte à tartiner aux noisettes. En lisant l’étiquette, on s’aperçoit que la noisette est loin derrière dans la liste des ingrédients, alors que le sucre et l’huile végétale trônent en première position. En réalité, cette pâte est composée à 55% de sucre, à 23% d’huile végétale, et seulement à 14% de noisettes… Il faut bien avouer qu’on en attend plus d’un tel produit, qui n’a de cesse de vanter les mérites de ses noisettes, de son bon lait et de son bon chocolat !
Evidemment, il aurait été beaucoup plus difficile de vendre ce produit sous l’appellation « Pâte à tartiner au sucre et à l’huile », néanmoins cela aurait été beaucoup plus honnête…

Bien sûr, ce produit n’est pas le seul incriminé, et il suffit de faire appel au bon sens pour comprendre que tout ne tourne pas rond.

Mousse au chocolatPar exemple, lorsque vous faîtes une mousse au chocolat maison, vous n’utilisez que deux ingrédients : des oeufs, du bon chocolat, et c’est tout !
Pourtant, il est devenu très difficile de trouver dans le commerce une mousse dont la liste d’ingrédients débute par ces matières premières, et là encore, la plupart du temps, nous avons des mousses dont l’ingrédient principal est le sucre, suivi de lait, alors que ces deux ingrédients ne devraient jamais se trouver dans une mousse digne de ce nom.

Au final, cette règle s’applique à tous les types de produits préparés, salés ou sucrés : vérifiez toujours que sont cités en premier les ingrédients auxquels vous vous attendiez, ceux qui vous viennent naturellement à l’esprit si vous deviez en faire une version maison.
  • La nature et la qualité des ingrédients : lorsqu’elle est précisée, c’est le dernier renseignement important à regarder.

Ainsi, si le produit utilise des huiles végétales, assurez-vous qu’il s’agisse d’huile d’olive ou de colza, et s’il ne le précise pas, dans le doute, passez votre chemin ; s’il s’agit de chocolat, qu’il soit le plus noir possible ; si ce sont des oeufs, qu’ils soient frais et élevés en plein air, ou bio ; quand il y a de la viande, que cela soit 100% pur muscle et non une préparation bouchère, etc.

En clair, dans un produit bon marché, vous payerez surtout de l’eau, du sucre, des additifs… Alors que dans un produit de qualité, vous payerez pour des matières premières nobles.

Bref, n’oubliez pas qu’il n’y a pas de mystère : dans l’agroalimentaire, vous en aurez toujours pour votre argent, car on n’obtient pas des produits bon marché sans faire de concessions sur la qualité
En conclusion...
Dans une société de consommation à outrance, il devient de plus en plus important de (re)devenir maîtres et acteurs de notre santé et de notre consommation : de nos jours, cela passe par savoir lire et comprendre les étiquettes.

Comme nous l’avons vu, pour faire simple, le plus important à regarder reste la liste des ingrédients, en gardant toujours en tête les trois critères essentiels que sont : le nombre, l’ordre et la qualité des ingrédients.

Cet examen simple devrait ainsi vous permettre de faire le tri parmi les produits proposés (et risque de beaucoup vous surprendre au départ, si c’est un exercice dont vous êtes peu familier !).

ensavoirplus
Pour finir, notons l’excellent ouvrage « Le bon choix au supermarché : 700 aliments analysés » du collectif LaNutrition, qui présente un large choix de produits courants de grande consommation, et les compare entre eux afin de mieux savoir lequel choisir.

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