En lieu et place des traditionnelles pâtes, du riz ou du pain, voici 6 féculents à ne pas oublier : beaucoup plus riches en vitamines et minéraux, et meilleurs pour la santé !

Les 6 féculents trop souvent oubliés

Les 6 féculents oubliés

1 – Le sarrasin

SarrasinTout le monde connaît les galettes au sarrasin, faîtes à base d’un mélange de farine de blé et de farine de sarrasin, notamment populaires dans les crêperies bretonnes. Mais saviez-vous qu’on peut aussi acheter du sarrasin entier, en grain, en magasin diététique ?

Le sarrasin n’est pas une céréale : c’est une Polygonacée (famille de l’oseille et de la rhubarbe), qui s’utilise comme une céréale mais qui présente l’énorme avantage de ne pas contenir de gluten.

Deux raisons par ailleurs de l’utiliser en cuisine : son goût fort s’accorde bien avec les volailles, et il contient 230 mg de magnésium aux 100 g (soit plus de la moitié des apports journaliers conseillés), ce qui en fait, de très loin, l’aliment courant le plus riche en magnésium.

2 – La patate douce

Patates doucesOriginaire d’Amérique latine, la patate douce est un légume-racine qui s’utilise comme une pomme de terre, tout en présentant un intérêt diététique parfois considéré comme supérieur.

Tout d’abord, son index glycémique (IG) se situe entre 50 et 60, soit beaucoup plus faible que l’IG de la pomme de terre, et sa teneur en vitamines est plus importante : elle contient notamment autant de bêta-carotène que la carotte (un dérivé de la vitamine A, qui contribue à la santé de la peau et des yeux).

Seul bémol : la majeure partie de la production mondiale de ce féculent est chinoise, ce qui a tendance à contrarier les écologistes…

3 – Le panais

PanaisLe panais est aussi un légume-racine, qui ressemble à peu près à une carotte géante de couleur blanchâtre. De moins en moins populaire, ce légume est pourtant riche en glucides, en vitamine B9 et en vitamine K, qui aide notre organisme à utiliser correctement le calcium en protégeant nos artères des calcifications, et en participant à la fixation du calcium sur les os.

Le panais se trouve aisément sur les marchés ou dans la plupart des magasins diététiques, entre les mois de septembre et décembre.

4 – Les châtaignes (ou marrons)

ChâtaignesLa châtaigne est un fruit qui n’est plus à la mode : il serait bourratif et ferait grossir… Pourtant, 100 g de châtaignes n’apportent que 180 kcal, alors que 100 g de pain en apportent 280 !

Les châtaignes s’utilisent donc comme des féculents, sont très digestes, et ont une teneur record en potassium : jusqu’à 500 mg pour 100 g (soit 5 fois plus qu’une baguette…).

Cela en fait notamment un aliment de choix dans la prévention de l’hypertension artérielle, mais aussi pour accompagner son traitement.

5 – Le potimarron

PotimarronLe potimarron tire son nom de son goût et de sa texture, à la croisée entre le potiron et le marron. Il en tire également toutes les vertus nutritionnelles, étant un légume riche en glucides, en potassium, en bêta-carotène et en vitamine B9.

C’est un légume d’automne cultivé en France, et aisément trouvable en dehors des supermarchés. Ce féculent peut se manger cuit en morceaux ou en purée, par exemple mélangé à un peu de lait de coco et de curcuma. Il est également très prisé en soupes.

6 – Le topinambour

TopinambourEnfin, le topinambour, lui non plus, n’est plus très en vogue sur nos marchés. Sa consommation a fortement chuté après la seconde guerre mondiale, où il représentait la « pomme de terre du pauvre » : féculent facile à cultiver, résistant aux maladies, et surtout non convoité par l’occupant allemand.

De fait, le topinambour est associé à une image de misère et de restriction, alors qu’il présente de nombreux avantages par rapport à la pomme de terre ! En cause, sa richesse en inuline, une fibre particulière qui favorise la croissance des bonnes bactéries dans l’intestin, au détriment des mauvaises. Le topinambour améliore donc notre santé intestinale, siège de notre immunité et de nos défenses naturelles.
Pour finir, c’est un féculent peu calorique : environ 100 kcal aux 100 g.

Attention !Attention néanmoins : une consommation importante trop soudaine peut accélérer le transit.

About Julien Venesson

Julien Venesson est expert indépendant en nutrition. Il est l'auteur des livres "Nutrition de la Force", "L'Assiette de la Force" et "GLUTEN, comment le blé moderne nous intoxique". Site officiel de Julien Venesson : http://www.julienvenesson.fr/

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