Pas toujours facile en plein hiver de mettre de la variété au menu du côté des légumes ! Heureusement, certains légumes « oubliés » existent pour nous permettre d’égayer notre table et nos recettes.

Place aux légumes oubliés

Place aux légumes oubliés

Appartenant le plus souvent à la famille des légumes racines, les légumes oubliés n’ont pas toujours eu la vie facile, étant d’un côté associés à des périodes de guerres ou de famines, ou alors boudés pour les inconforts qu’ils peuvent provoquer et leur apparence parfois repoussante.

On note depuis quelques années un regain d’intérêt pour ces légumes, dû en grande partie à notre curiosité plus développée, et également à la promotion faite par les grands chefs pour cette gamme de légumes.

En plus d’être délicieux au goût, ils sont très souvent bénéfiques pour notre santé. Voyons ensemble quelques-uns de ces beaux légumes oubliés !

Le panais

PanaisAvec son goût légèrement sucré et fumé, le panais est souvent apprécié par les enfants. L’idéal est de le faire rôtir au four, où ses saveurs ressortent davantage encore avec un petit quelque chose près du caramel. Il se conserve un peu moins longtemps que les carottes toutefois.

Le salsifis

SalsifisIl ressemble à s’y méprendre au panais et son goût est également sucré. On retrouve dans le salsifis de l’inuline, une fibre qui fait beaucoup parler et qu’on ajoute très souvent pour enrichir les aliments en fibres. L’inuline du salsifis aiderait au bon fonctionnement des intestins et au maintien optimal du système immunitaire.

Le céleri-rave

CéleriCe gros légume un peu difforme n’a rien de très appétissant quand on le regarde cru… Et pourtant, c’est le céleri-rave qui compose la fameuse salade rémoulade ! On peut donc le manger cru ou cuit. Il renferme de nombreuses vitamines et minéraux ainsi que des fibres. Il est reconnu pour son contenu élevé en vitamine K.

Le chou-rave

Chou raveÀ ne pas confondre avec le céleri-rave, le chou-rave peut se retrouver sous la couleur verte et mauve. C’est un gros bulbe charnu qui possède une chair très juteuse et douce. Il est excellent à consommer cru. C’est également une excellente source de vitamine C.

Le topinambour

TopinambourTrès prisé par les restaurateurs, le topinambour fut pourtant durant la seconde guerre mondiale un légume ultra consommé. Les gens l’ont d’ailleurs longtemps boudé pour cette raison. Avec sa texture semblable à la pomme de terre, on peut le sauter à la poêle ou en faire une excellente purée. Sa saveur est subtile et délicate. Excellent légume !

Le radis noir

Radis noirGros tubercule noir, ce légume n’a rien pour plaire au premier regard ! Le radis noir est pourtant utilisé dans de nombreuses régions du monde pour ces pouvoirs thérapeutiques uniques. On le considère comme un excellent purificateur autant au niveau de notre foie que du système digestif. Son goût très piquant peut surprendre. On peut le consommer cru en salade râpé, ou alors cuit dans un gratin en soupe ou dans une purée de légumes.

Le cardon

CardonTrès faible en calorie (seulement 15 calories pour 100 g), le cardon est de la même famille que l’artichaut. À l’apparence pourtant, il n’y a aucune ressemblance. C’est une grande tige dont on ne consomme que cette dernière, les feuilles étant toxiques. Très amer, le cardon doit être blanchi avant d’être incorporé dans vos plats. Le gratin de cardon est un classique de la région lyonnaise.

Les crosnes

CrosnesLes crosnes ont connu leur heure de gloire entre les deux guerres mondiales en France. Tombés dans l’oubli, semble-t-il par leur complexité à pousser, ces petits tubercules tortueux sont considérés aujourd’hui comme un produit de luxe. On les apprécie autant crus dans des salades qu’apprêtés comme une châtaigne d’eau dans les plats asiatiques.

En conclusion...
Crus, cuits, braisés, en gratin… Il existe mille et une façons d’apprêter les légumes oubliés. Je vous lance le défi d’en acheter une variété par semaine et de trouver une manière de les cuisiner. Bien manger passe aussi par la curiosité ! 😉

About Eve Godin

Nutritionniste, Eve Godin possède un baccalauréat en nutrition de l’Université de Montréal et un diplôme de cuisine professionnelle de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Eve se spécialise dans l’élaboration et la standardisation de recettes gourmandes et équilibrées.

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