Programme National Nutrition Santé (PNNS) : une nouvelle version améliorée ?

Une nouvelle mouture du PNNS vient de sortir et nous donne ses nouvelles recommandations alimentaires : que devons-nous en retenir ?

Vous connaissez tous le PNNS, ou Plan National Nutrition Santé, ce plan qui vous dit qu’il faut manger des féculents à chaque repas, 3 produits laitiers ou encore 5 fruits et légumes par jour ? Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient de donner ses nouvelles recommandations pour la nouvelle mouture qui sera en vigueur dès cette année et pour les 4 suivantes.

PNNS 4.0

Quelles sont les nouveautés ?

Les « repères » (puisque c’est le terme officiel) ont été ajustés, mais surtout, passent de 8 à 12.
Plus de fruits et légumes, moins de viandes rouges et de charcuteries, 2 produits laitiers par jour au lieu de 3… Voici donc un condensé de ce PNNS nouvelle version :

  • Fruits et légumes – Le HCSP en conseille toujours 5 par jour au minimum, mais incite à en manger davantage si on le peut et à augmenter sa consommation dans tous les cas. Les portions n’ont pas évolué et correspondent toujours à 80-100 g, soit de 400 à 500 g de fruits et légumes par jour – au minimum – sous toutes les formes : surgelés, frais, en conserve (sans sirop de préférence), cuits ou crus, pressés ou pur jus (pas plus d’un verre par jour), smoothies, compotes, soupes…
  • Fruits à coque (amandes, noix, noisettes, pistaches…) – C’est un des nouveaux repères du PNNS, une poignée par jour est recommandée pour les personnes non allergiques.
  • Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots…) – A nouveau une nouvelle entrée, il est conseillé d’en consommer 2 fois par semaine.
  • Produits céréaliers – Pas de surprise ici, dans la lignée des « féculents à chaque repas selon l’appétit », il est recommandé d’en consommer tous les jours, en privilégiant les produits complets ou peu raffinés.
  • Produits laitiers – Grande nouvelle, les recommandations passent de 3 à 2 produits laitiers par jour ! Les portions indiquées sont de 150 mL pour le lait, 125 g pour le yaourt et 30 g pour le fromage.
  • Viandes et volailles – La consommation de viande rouge doit être réduite et maintenue dans tous les cas sous un seuil de 500 g/semaine. Les volailles sont logiquement à privilégier.
  • Poissons et fruits de mer – Ils ont (enfin) droit à leur repère individuel et ne sont plus une sous-catégorie des viandes. Ici les recommandations n’évoluent pas, ou peu : toujours 2 fois par semaine dont un poisson gras, en variant les espèces et lieux d’approvisionnements.
  • Charcuteries – Elles font également désormais l’objet d’un repère à part entière, il faudrait en limiter la consommation, au maximum 150 g / semaine, et privilégier le jambon blanc.
  • Matières grasses ajoutées – Le HCSP recommande d’éviter toute consommation excessive sans définir à quoi cela correspond précisément. Les huiles de colza, noix (une nouvelle entrée) et olive sont à privilégier. L’huile de tournesol, qui faisait partie des huiles à privilégier dans la précédente version, est à présent à éviter en raison de son apport trop faible en ALA (acide alpha-linolénique), un oméga-3 végétal. Les matières grasses animales comme le beurre sont à réserver à un usage cru ou tartinable et en quantité limitée.
  • Produits sucrés – Leur consommation est toujours à limiter. On compte dans cette catégorie les boissons sucrées, certaines céréales du petit-déjeuner, ainsi que les pâtisseries et les desserts.
  • Boisson – L’eau doit rester la boisson principale, mais elle peut également se décliner en thé, café et infusion. Les boissons édulcorées sont tolérées mais à limiter pour ne pas cultiver le goût pour le sucre. Les doses limites d’alcools sont attendues pour le 2ème trimestre 2017.
  • Sel – Son usage est toujours à limiter, en faisant attention au cumul sur la journée.

 

En passant de 8 à 12 repères, le PNNS s’affine et gagne en détails, ce qui était une de ses principales faiblesses, dû notamment au fait que le PNNS doit rester simple et accessible pour tout le monde et toutes les catégories socio-professionnelles, mais en particulier pour les plus défavorisées qui sont les plus touchées en France par les maladies de civilisation.
Une autre nouveauté, et pas des moindres, une attention particulière est portée aux pesticides et autres polluants (comme les métaux lourds), et le HCSP précise dès que possible de favoriser les modes d’agricultures ou d’élevages qui limitent les pesticides et autres polluants, en précisant par ailleurs que le BIO est un plus quand il est possible, mais qu’il ne se substitue pas aux repères : 5 fruits et légumes sont recommandés qu’ils soient BIO ou pas, et les produits sucrés restent à limiter qu’ils soient BIO ou pas également.

Que devons-nous en penser ?

Il est difficile de donner un avis critique sur le PNNS tant celui-ci tente, à nos yeux, de chercher la quadrature du cercle en matière de nutrition : celle du modèle unique. En effet, nous pensons que dans ce domaine, les individualités, qui se manifestent par des préférences mais aussi par des intolérances propres, doivent primer. Néanmoins, il faut garder à l’esprit le contexte dans lequel le PNNS a été créé : il vise en premier lieu, comme nous l’avons évoqué, des milieux socio-professionnels plutôt défavorisés, car ce sont eux les plus touchés en France (et dans le monde) par ces fléaux modernes que sont l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers, etc. L’enjeu est donc d’avoir un message clair, direct et facile à comprendre, même et surtout chez ceux pour qui la nutrition n’est pas une préoccupation majeure. Cette contrainte sacrifie donc nécessairement toute la complexité et la finesse d’un sujet aussi riche que la nutrition sur l’autel de l’accessibilité et de l’efficacité. Dans ces circonstances, le PNNS a donc déjà le mérite d’exister, et son évolution va clairement dans le bon sens.

Nous pouvons regretter certaines prises de position, comme celle consistant à favoriser les féculents à chaque repas, alors qu’ils sont nutritionnellement souvent assez peu intéressants (à l’exception des légumineuses et certaines pseudo-céréales), mais surtout, ils représentent une source non négligeable de calories qu’il conviendrait de « mériter » plutôt que de « nécessiter ». Le cas des produits laitiers est également sujet à controverse, mais pour qui les tolèrent, ils restent, entres autres, une source intéressante de protéines, calcium, vitamine K2 et de probiotiques. Certes, le calcium peut se trouver ailleurs, mais de ce point de vue, comme nous aimons le répéter, aucun aliment n’est indispensable, et aucun n’est irremplaçable, et la recommandation nouvelle de 2 par jour nous semble raisonnable.

Le PNNS, loin d’être génial, n’est donc pas non plus la catastrophe que beaucoup décrient, et cette nouvelle mouture s’enrichit de nuances qui sont bienvenues et qu’il conviendrait d’encourager plutôt que de condamner. Le mieux encore, évidemment, est de s’armer de connaissances – sur l’alimentation mais également et surtout sur soi-même – d’humilité et de passion, afin de devenir un acteur fructueux de sa propre santé !
Nutriting
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