Notre diététicien-nutritionniste, Laurent Buhler, a donné une interview au Centre Norvégien des Produits de la Mer, au sujet de la consommation de poisson. Voici le document final, qu’il nous semblait intéressant de diffuser sur notre site.

Regard d’expert : Pour une alimentation saine et équilibrée, manger du poisson 3 à 4 fois par semaine

Regard d’expert : Pour une alimentation saine et équilibrée, manger du poisson 3 à 4 fois par semaine

Paris, le 3 mars 2015

Ces derniers mois, le Centre des Produits de la Mer de Norvège a eu l’occasion d’échanger avec plusieurs experts concernant le saumon de Norvège, la sécurité alimentaire et la santé. Le Centre désire en effet rétablir les faits et rassurer les consommateurs français concernant leur poisson préféré. S’appuyant sur la récente étude1 de VKM, le Comité scientifique pour la sécurité alimentaire de Norvège (ndlr: l’équivalent norvégien de l’ANSES), il convient de rappeler les bienfaits pour la santé que procure le poisson. En effet, cette vaste étude conclut que les avantages à consommer du poisson l’emportent nettement sur les risques négligeables. En France, le diététicien-nutritionniste, Laurent Buhler adopte un discours rationnel et recommande la consommation de poisson : « On reste actuellement en dessous des niveaux de consommation préconisés ! ».

Une nouvelle étude scientifique qui souligne les bénéfices de consommer du poisson, y compris le saumon

Suite à l’analyse du rapport publié par le Comité scientifique pour la sécurité alimentaire (VKM), Laurent Buhler relève trois points clés des résultats de l’étude :

  • Les effets bénéfiques de la consommation de poisson sur notre santé, indépendamment du genre ou de l’âge, excèdent de loin les risques que pourrait présenter la présence de substances non-désirables.
  • Les niveaux de contaminants environnementaux présents dans la chair des poissons sont bien précisés, et très en-deça des seuils fixés par l’UE.
  • Le saumon peut être consommé en toute confiance et ce, par tous les publics (femmes enceintes, enfants…).

Laurent Buhler souligne un changement important, au regard de la santé des consommateurs, dans la composition de l’alimentation des poissons d’élevage comme le saumon : les huiles et protéines marines, qui présentent un risque d’exposition aux contaminants, ont été en partie remplacées par des huiles et protéines végétales au fil des ans.
Le niveau d’oméga-3 présent dans la chair du saumon d’élevage est par conséquent plus faible qu’aux débuts de l’élevage, ce qui le situe désormais au même niveau que le saumon sauvage. Cela conforte la recommandation de consommer davantage de poisson gras pour bénéficier de ces acides gras, essentiels au bon équilibre de l’organisme.
En outre, ce changement dans la composition de la nourriture des saumons permet surtout une réduction importante des niveaux de mercure, dioxines, PCBs et autres polluants environnementaux qui se révèlent bien en deçà des seuils réglementaires fixés par l’UE.

Consommer du poisson est important pour la santé

En France, la consommation réelle reste difficile à chiffrer, variant de 440g de poissons – poids vif2 – par semaine selon France AgriMer3 à 1 portion par semaine selon un sondage IPSOS4 réalisé en 2012. Laurent Buhler admet toutefois qu’au regard de la situation actuelle, les Français ne mangent pas assez de poisson.
Une étude publiée en 2013 par le Journal of the American Medical Association (JAMA) montre que les pescovégétariens (régime alimentaire d’une personne omnivore qui s’abstient de consommer de la chair animale à l’exception des produits de la mer) ont une meilleure espérance de vie. Ce n’est pas une étude clinique et de nombreux facteurs entrent en jeu pour analyser ces résultats, toutefois elle met en exergue le fait que « manger beaucoup de poisson ne pose pas de problème de santé ».
Laurent Buhler rappelle qu’« il ne faut pas avoir peur du gras » provenant des poissons et ce, pour les bénéfices santé qu’ils apportent. Afin de respecter l’équilibre alimentaire, il faut prendre en considération la qualité des aliments consommés et la quantité quotidienne en apports caloriques. Il recommande donc les poissons gras : le saumon mais aussi la sardine, le maquereau ou encore le hareng et « conseille de manger du poisson maigre et du poisson gras entre 2 et 4 fois par semaine ».
Concernant les réticences qui se cristallisent autour du poisson d’élevage, le nutritionniste considère qu’« il n’y a pas de raison d’avoir peur du poisson d’élevage. Il faut garder une approche raisonnée de notre alimentation sinon on pourrait se méfier de tout ». Selon l’étude VKM, les poissons d’élevage contiennent moins de polluants environnementaux que leurs équivalents sauvages. En effet, les poissons sauvages se nourrissent par eux-mêmes de ce qu’ils trouvent dans les mers, à l’inverse des poissons d’élevage dont la nourriture et l’environnement sont strictement surveillés et contrôlés.

Rappel des qualités nutritionnelles du saumon :

  • Protéines de bonne qualité car bien digérées et intégrées par l’organisme ;
  • Omégas 3, classés acides gras essentiels, car l’organisme humain en a absolument besoin mais ne peut les produire lui-même, il doit donc les retrouver tels quels dans son alimentation. En outre, le caractère unique des Omégas 3 marins vient appuyer l’importance de consommer du saumon pour la santé.

A propos du Centre des Produits de la Mer de Norvège

Le Centre des Produits de la Mer de Norvège est un organisme norvégien représenté à Paris, dont le siège (NSC/Norwegian Seafood Council) est situé à Tromsø, en Norvège, à 600 kilomètres au nord du cercle polaire. Le NSC a été créé par le Ministère norvégien de la pêche en 1991 afin de renforcer la notoriété des produits de la mer de Norvège de par le monde. Ses activités sont financées par le secteur de la pêche et de l’aquaculture via un prélèvement sur les exportations des produits de la mer.
Les principaux axes de communication du CPMN sont l’origine norvégienne, les qualités gustatives et nutritives des produits et la sécurité alimentaire que garantit le savoir-faire des Norvégiens en matière de pêche et de pisciculture. La France est le second marché d’exportation pour les produits de la Mer de Norvège avec environ 670 millions d’euros par an, ce qui fait également de la Norvège son plus gros fournisseur en matière de produits de la mer.
La France est également le second marché d’exportation de Saumon de Norvège avec 116 000 tonnes en 2014.

ensavoirplus
www.poissons-de-norvege.fr / http://www.toutsurlesaumon.fr/
Contacts presse Agence Le Public Système
Elodie Denis – 01 41 34 21 18 – edenis@lepublicsysteme.fr
Julie Dramard – 01 70 94 65 98 – jdramard@lepublicsysteme.fr

Références :

[1] Etude VKM


[2] Définition : L’équivalent poids vif correspond au poids du poisson pêché et non transformé


[3] Données et Bilans 2013, France Agrimer


[4] « Bilan : le poisson français à la pêche au consommateur », leparticulier.fr

, , , , , , , , , ,

Les commentaires sont fermés.