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Notre guide des bonnes pratiques alimentaires
Vous avez peut-être déjà tout essayé : les régimes à la mode, supprimer le gluten, le sucre, la viande, le gras…
Ou peut-être que vous ne savez même pas par où commencer.
Entre les conseils bien intentionnés mais peu aidants, les discours contradictoires, et l’impression (hélas fondée) que tout le monde a un avis sur tout — manger est devenu plus compliqué que jamais.
Chez nutriting, cela fait plus de 15 ans que nous creusons le sujet, que nous accumulons du savoir, de l’expérience, et surtout… beaucoup de remises en question.
Notre approche : analyser la littérature scientifique avec esprit critique, et traduire tout cela dans la vraie vie.
Le résultat : un guide clair, concret, applicable, qui a pour but de remettre les pendules à l’heure. Pas en vous noyant d’infos inutiles, mais en vous donnant des repères simples, utiles, et durables.
Ne le voyez pas comme un modèle strict à suivre à la lettre, mais comme une boussole alimentaire, pour enfin comprendre ce qui compte vraiment.
Oui, la nutrition est un sujet complexe.
Mais quand on prend un peu de recul, on découvre que bien manger est souvent plus simple qu’on ne le pense — et surtout, pas toujours comme on le pense.
Par Patrick, Co-fondateur de nutriting et expert en nutrition
Publié le 10 février 2026

Avant de changer son assiette, il faut changer de regard
Ce qu’on croit savoir — et qui mérite un vrai tri
“Le sucre est une drogue”, “le gras fait grossir”, “le bio, c’est du marketing”, “le gluten est inflammatoire”, “il faut éliminer les produits laitiers”…
En matière d’alimentation, tout le monde a un avis. Une théorie. Une conviction bien ancrée.
Entre les tendances santé, les posts alarmistes sur les réseaux, les recommandations contradictoires, les conseils d’un ami qui a vu une vidéo sur le sujet et certains discours très affirmatifs venus de médecins médiatiques… on accumule beaucoup de certitudes, pas toujours fondées, ni vraiment utiles.
On se retrouve à culpabiliser pour un petit écart, ou à adopter des comportements alimentaires pas toujours très pertinents, alors qu’on ne sait même pas comment manger équilibré.
Eh oui, comme tant de domaines un tant soit peu complexes, la nutrition est saturée d’idées reçues, de fausses croyances et de raccourcis simplistes. Et il faut bien l’avouer, à moins d’avoir fait des années d’études — ou d’avoir un esprit critique et un sens du fact-checking à toute épreuve — il est difficile de démêler le vrai du faux.
Le piège du détail avant la base, ou pourquoi on se trompe souvent de combat.
Parfois, on a les bonnes infos… mais de manière partielle, et sans hiérarchie.
On s’accroche à des détails — pas forcément faux — mais qu’on place tout en haut de nos priorités, alors qu’ils sont souvent très secondaires.
C’est étonnant de voir comme on peut traquer les grammes de sucre dans un yaourt…
…mais ignorer les gâteaux apéro salés, souvent bien plus caloriques.
Comme on peut faire sa pâte à tartiner maison pour garantir un « IG bas* » ou éviter l’huile de palme…
…sans comprendre que c’est l’excès calorique qui pose problème, pas l’ingrédient en soi.
Comme on peut se méfier d’un soda light à cause de l’aspartame qu’on croit cancérigène…
…et boire de l’alcool — le carcinogène numéro 1 de notre alimentation — sans sourciller.
Comme on peut éviter la viande le soir, de peur qu’elle empêche de dormir…
…alors qu’on ne consomme déjà pas assez de protéines dans la journée.
Ces réflexes sont humains. Mais ils nous éloignent de l’essentiel.
Avant de se soucier du sucre ajouté, des additifs, de synergie alimentaire ou du bon timing des repas, il faut s’assurer que les fondations sont là.
*index glycémique
L’enjeu : reprendre le contrôle du discours nutritionnel
De fait, mieux manger, ça commence par clarifier son cadre mental :
- Faire la différence entre une peur et une information.
- Refuser les « tout blanc / tout noir ».
- Apprendre à poser des questions plutôt qu’à empiler des règles.
Avant de changer quoi que ce soit dans votre assiette, commencez par remettre à plat vos propres croyances.
Pas pour tout jeter, mais pour reconstruire sur des bases solides.
Ce guide est là pour ça : vous aider à penser votre alimentation, pas juste à la suivre.
Une nouvelle pyramide alimentaire
Le problème de notre pyramide alimentaire
Soyons honnêtes : la pyramide alimentaire classique n’a jamais vraiment été un franc succès.
Peu de gens la comprennent, encore moins la suivent… et on ne peut pas leur en vouloir.
Elle semble classer les aliments en « bons » ou « mauvais », ignore les différences individuelles, ne tient pas compte du contexte…
Et surtout, elle oublie l’essentiel : corriger les vrais déséquilibres de nos assiettes, ceux que l’on constate au quotidien à travers de nombreuses études épidémiologiques, enquêtes de terrain et multiples indicateurs santé.
Si on devait la reconstruire entièrement, pour qu’elle reflète ce qui compte vraiment aujourd’hui, voici à quoi elle ressemblerait.
Etage n°1 : un équilibre calorique (ni trop, ni trop peu)
Contrairement à ce qu’on entend souvent, ce ne sont ni le sucre, ni les mauvaises graisses, ni les additifs, ni même la charcuterie ou les aliments ultra-transformés qui posent le plus grand risque dans notre alimentation.
C’est, avant tout… de trop manger.
Le surpoids et l’obésité sont aujourd’hui des facteurs de risque majeurs pour de nombreuses maladies chroniques — souvent plus préoccupants, à l’échelle de la population, que la consommation, même régulière, d’aliments dits « malsains ».
Autrement dit, on peut manger bio, sans sucre raffiné, et cuisiner maison… et quand même être en mauvaise santé si on mange trop.
Or en France, selon l’INSERM et Santé Publique France1 :
- Près de 1 adulte sur 2 est en surpoids ou obèse.
- La prévalence de l’obésité augmente chez les jeunes adultes.
Cela signifie une chose essentielle : avoir un minimum de contrôle sur ses apports caloriques est une priorité.
C’est l’un des rares cas où la quantité peut primer sur la qualité.
Bien sûr, ce n’est pas l’un ou l’autre : la quantité doit aller de pair avec la qualité.
Mais c’est la base d’une pyramide alimentaire centrée sur une meilleure santé et une plus grande longévité.
Etage n°2 : des protéines, encore des protéines…
Les protéines : plus importantes que vous ne le pensez
Une fois l’équilibre énergétique posé, la priorité n°1 qualitative, c’est les protéines.
Et si vous ne deviez retenir qu’un seul levier nutritionnel à prioriser, ce serait celui-ci.
Parce qu’à peu près tout ce qu’on cherche à améliorer passe par là :
- Votre composition corporelle ? Protéines.
- Vos muscles ? Protéines.
- Votre immunité ? Anticorps = protéines.
- Vos neurotransmetteurs ? Encore des dérivés de protéines.
- Votre satiété ? Encore et toujours les protéines.
Pourtant, la majorité des gens n’atteint même pas le minimum syndical. Et c’est encore plus vrai en vieillissant.
Les protéines : il en faut plus que vous ne le pensez
Les apports énergétiques proviennent des aliments et des boissons que nous consommons. En revanche, nos dépenses énergétiques se répartissent en 3 catégories principales.
Les recherches récentes pointent vers un apport optimal situé entre 1,2 et 1,6 g (voire 2,2 g) de protéines par kilo de poids corporel par jour2,3,4,5, en particulier pour :
- Les personnes actives ou sportives
- Les seniors (prévention de la sarcopénie : perte naturelle de muscles liée à l’âge)
- Celles et ceux qui veulent perdre de la masse grasse sans (trop) perdre de muscle
- Les profils stressés, fatigués, en récupération
Entre 1,2 et 1,6 g de protéines par kilo de poids corporel par jour, c’est un peu abstrait dit comme ça.
Mais pour donner un exemple, pour une personne de 70 kg, cela signifie entre 84 et 112 g de protéines par jour, et même jusqu’à 154 g pour les sportifs de force.
Toujours pas assez concret ? Ok, allons-y franchement.
Ça représente quoi concrètement, sur une journée ?
Voyons ce qu’on devrait consommer sur une journée pour approcher ce total.
- 1 escalope de poulet de 150 g → 30 g de protéines
- 1 petite boîte de sardines à l’huile (90 g net) → 21 g de protéines
- 2 œufs → 12 g de protéines
- 200 g de fromage blanc (3-4 % MG) → 16 g de protéines
- 1 portion de lentilles cuites (200 g) → 18 g de protéines
- 1 verre de lait (250 ml) → 8 g de protéines
- 20 g de noix → 3 g de protéines
- 2 tranches de pain complet → 4 g de protéines
- Total : 112 g de protéines
Ça vous semble beaucoup à avaler en une journée ? Et pourtant on n’a visé que le milieu de la fourchette…
Oui, des protéines, il en faut, et pour atteindre l’optimum journalier, il faut en faire une quasi obsession (du moins au début, après, ça sera un réflexe !).
En bref
Ces deux premiers piliers sont simples, mais absolument essentiels. Sans eux, inutile d’espérer construire une alimentation durable.
Ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus tendance, mais c’est ce qui compte le plus. Et pourtant, trop de personnes les laissent de côté.
Repartir de là, c’est repartir sur des bases solides.
Une fois cela posé, on peut passer au 3ème étage de la pyramide : les graisses de qualité — et notamment les oméga-3.
Étage 3 : les graisses de qualité
Les acides gras ne sont pas des ennemis. Ils sont même absolument essentiels.
Mais encore faut-il choisir les bons.
Les oméga-3 : les grands absents de nos assiettes
Les oméga-3 jouent un rôle central dans :
- La santé cardiovasculaire,
- La fonction cérébrale,
- La réduction de l’inflammation chronique.
Or, la majorité de la population est loin de couvrir ses besoins.
D’après les données de l’enquête INCA 3 de l’ANSES6, la consommation moyenne d’oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) est d’environ 250 mg par jour, soit près de deux fois moins que les 500 mg/j recommandés par le Plan National Nutrition Santé (PNNS).
Un déficit peut avoir des conséquences systémiques : troubles de l’humeur, fatigue chronique, douleurs articulaires, perturbations métaboliques…
Comment y remédier ?
Les meilleures sources d’oméga-3 à longue chaîne (EPA et DHA) sont les poissons gras : sardines, maquereaux, harengs, saumon sauvage…
Objectif réaliste : 2 à 3 portions de poissons gras par semaine, pour couvrir les besoins recommandés.
Les sources végétales — huile de colza, huile de noix, graines de lin ou de chia — sont utiles en appoint, mais insuffisantes seules : elles apportent de l’ALA, un précurseur, qui se convertit très partiellement en EPA et DHA dans l’organisme.
Si vous ne consommez pas (ou peu) de poissons gras, une supplémentation en oméga-3 (EPA/DHA) peut s’avérer vraiment utile, notamment pour soutenir la santé cardiovasculaire, cognitive et anti-inflammatoire.
Vous cherchez les meilleurs oméga-3 ?
Ne cherchez plus 😉 Ceux qu’on a choisis sont issus d’une huile de poisson sauvage premium EPAX®, sélectionnée pour son extrême pureté et issue d’une pêche durable et raisonnée, certifiée Friend of the Sea
Les bons gras, au-delà des oméga-3
Les autres graisses jouent aussi leur rôle.
Voici un repère simple :
- À privilégier : les graisses d’origine végétale, peu transformées.
- À modérer : les graisses saturées (beurre, crème, fromages gras, charcuteries, beurre de coco…).
- À éviter autant que possible : les graisses industrielles (huiles raffinées, plats préparés, produits ultra-transformés) ; les graisses abîmées par la chaleur : fritures, cuissons à haute température avec des huiles peu stables.
Pourquoi ? Parce qu’en excès :
- Les graisses saturées augmentent le « mauvais » cholestérol (LDL), en particulier chez certaines personnes sensibles.
- Les graisses trans (issues des préparations industrielles) et les graisses oxydées perturbent le métabolisme, favorisent l’inflammation chronique, et nuisent à la santé cardiovasculaire.
L’idée n’est pas d’éviter les lipides, mais de :
- Choisir les bonnes sources,
- Les utiliser intelligemment (notamment à la cuisson),
- Les conserver avec soin.
Nota : Les acides gras polyinsaturés sont particulièrement sensibles à l’oxydation. Afin de limiter ce phénomène, il est recommandé de conserver au réfrigérateur les huiles riches en oméga-3 (ex. huile de colza) ainsi que les oléagineux, en particulier les noix et les graines de lin ou de chia, surtout lorsqu’ils sont moulus ou stockés sur de longues durées.
En résumé, quelles sont les graisses à favoriser ?
- Huile d’olive extra vierge ou huile de tournesol oléique (stables à la cuisson)
- Avocats, olives
- Amandes, noix, noisettes, graines de courge, purées d’oléagineux (à conserver au frais)
Le but est de redonner aux bons lipides leur juste place : au service de votre énergie, de vos membranes cellulaires, de vos hormones — et de votre santé globale.
Étage 4 : fibres, fruits et légumes
Ce n’est pas un hasard si tous les régimes alimentaires sains — quelle que soit leur origine — ont un point commun : ils sont riches en fibres, en fruits et en légumes.
À cet étage, nous avons donc choisi de regrouper ces deux éléments.
Pourquoi les placer ensemble ?
- D’abord, parce qu’ils sont tout aussi importants.
- Ensuite, parce qu’ils sont trop souvent négligés.
- Et enfin, parce qu’ils sont indissociables dans leurs bénéfices.
Pourquoi les fibres sont cruciales
Les fibres alimentaires jouent un rôle central dans :
- La satiété (elles ralentissent la digestion et prolongent le rassasiement) ;
- La santé intestinale (elles nourrissent le microbiote, limitent la perméabilité intestinale) ;
- La régulation de la glycémie (en ralentissant l’absorption des glucides) ;
- La prévention de nombreuses maladies chroniques : cardiovasculaires, diabète de type 2, certains cancers.
Et malgré tout ça… nous en manquons cruellement.
En France, l’apport moyen est de 15 à 20 g/jour, alors que les recommandations visent 25 à 30 g minimum.
Fruits & légumes : plus que des accompagnements
Si on devait élire les aliments les plus “ennuyeux” dans l’imaginaire collectif… les légumes gagneraient probablement haut la main.
Et pourtant, ce sont parmi les plus puissants alliés de votre santé — avec les fruits, légumineuses, et oléagineux.
D’ailleurs, leur point commun : ils apportent tous des fibres. La boucle est bouclée.
On les voit encore trop souvent comme des “à-côtés”, et pourtant :
- Ils sont riches en fibres (solubles et insolubles).
- Ils regorgent de vitamines, minéraux, polyphénols, antioxydants.
- Ils protègent vos cellules, soutiennent l’immunité et aident à la récupération.
Objectif simple : 400 à 500 g/jour, soit environ 5 portions (ex : 2 fruits + 3 légumes).
L’importance de la diversité
Mais au-delà de la quantité, c’est la diversité qui compte le plus.
Pour les légumes, l’idéal, serait de varier les cuissons, et de manger des légumes crus, comme cuits.
En savoir plus | Si vous voulez en savoir plus, nous avons écrit un article sur comment cuisiner les légumes.
Pour finir, vous avez peut-être déjà entendu qu’il ne fallait pas manger les fruits après le repas ?
Franchement, ne vous posez pas/plus cette question. La réalité est que vous pouvez les manger quand vous voulez, selon vos préférences !
En bref
Les étages 1 et 2 (calories maîtrisées + protéines) posent les fondations.
Les étages 3 et 4 (bons gras + fibres, fruits et légumes) sont les indispensables au bon fonctionnement du corps.
L’essentiel est là. Sur ces 4 étages, vous avez déjà tout ce qu’il faut pour une alimentation équilibrée, durable et bénéfique à long terme.
On pourrait presque s’arrêter là.
Mais il manque encore un élément clé : le carburant.
Car pour bouger, penser, travailler, performer… il faut aussi de l’énergie.
Et c’est là qu’intervient le dernier étage de notre pyramide : les glucides.
Étage 5 : les glucides
Les glucides : amis ou ennemis ?
Pendant longtemps, les glucides ont occupé la base de la pyramide alimentaire.
Et dans les faits, ils restent encore aujourd’hui le centre de nombreux repas : pain-confiture ou céréales au petit-déjeuner, féculents midi et soir…
Nous avons même intégré l’idée qu’un plat de pâtes seules suffit à constituer un repas complet.
C’est profondément ancré dans notre culture.
À l’inverse, les glucides sont aussi devenus, dans certains cercles, les boucs émissaires de tous les maux : pics d’insuline, fringales, prise de poids, diabète…
En particulier depuis la vulgarisation de l’index glycémique — un outil utile chez les personnes diabétiques, mais souvent mal interprété chez les personnes en bonne santé, sans base scientifique solide pour justifier une généralisation.
Alors, faut-il en manger ?
Oui, bien sûr, mais comme souvent en nutrition, tout dépend du dosage… et du contexte.
Le vrai changement de paradigme, c’est de ne plus construire ses repas autour des féculents, mais de replacer les priorités là où elles comptent vraiment :
- Protéines en premier.
- Bons lipides, notamment les oméga-3.
- Légumes à chaque repas.
- Fruits comme source de glucides à part entière — souvent bien plus intéressants sur le plan nutritionnel.
Les autres glucides (pain, riz, pâtes, pommes de terre…) ne sont pas indispensables au sens strict, mais nous en avons néanmoins besoin car ils constituent la base de notre énergie pour penser et se dépenser au quotidien, optimiser notre fonctionnement et améliorer nos performances sportives.
L’important, c’est de les ajuster à vos besoins réels : besoins quotidiens, activité physique, et objectifs.
Si vous prenez du poids, ou si vous voulez en perdre, la baisse des glucides est l’un des premiers leviers à actionner.
À quoi servent les glucides, exactement ?
Les glucides sont la source d’énergie préférée du corps, en particulier :
- Du cerveau
- Des muscles
- Et du système nerveux central
Ils sont d’autant plus utiles si :
- Vous avez une activité physique régulière ;
- Vous avez un mode de vie très actif ;
- Vous cherchez à prendre de la masse musculaire ;
Vous êtes enceinte ou allaitante.
Mais dans un quotidien sédentaire, leur quantité doit être ajustée, et il n’est pas nécessaire d’en faire votre apport alimentaire de base, surtout à tous les repas.
Glucides : les bons réflexes à adopter
- Privilégiez les sources complètes ou peu transformées :
- Riz semi-complet ou complet
- Pommes de terre, patate douce
- Pâtes complètes
- Quinoa, sarrasin
- Légumineuses (haricots, lentilles, pois chiches)
- Ajustez la portion à votre faim et à votre niveau d’activité.
- Évitez ou limitez les sources « vides » :
- Pain blanc, biscottes, riz blanc…
- Céréales industrielles, soufflées ou trop sucrées
- Jus de fruits, boissons sucrées
Et rappelez-vous : les glucides se méritent !
Ils constituent une excellente source d’énergie, mais encore faut-il la consommer, cette énergie. Sans quoi, on se retrouve en contradiction avec le 1er étage de la pyramide alimentaire : suffisamment de calories, mais pas trop.
- Si vous bougez peu, ou que vous avez déjà mangé un repas riche en glucides dans la journée, vous pouvez tout à fait composer un repas sans féculents, centré sur protéines, légumes, bons gras.
- Dans le cas inverse : les glucides auront toute leur place.
Bref, au risque de se répéter, la première question à se poser, ce n’est pas « où sont les féculents », mais « où sont les protéines » !
En résumé : la pyramide qui tient debout
Repenser la pyramide alimentaire, ce n’est pas faire une jolie infographie à coller sur son frigo.
C’est surtout revenir à l’essentiel, pour vous aider à prioriser ce qui compte vraiment.
A retenir
Voici ce que vous devez retenir :
- L’équilibre calorique est la fondation de toute alimentation durable.
→ Pas assez = fatigue, fonte musculaire, compulsions.
→ Trop = surpoids, inflammation.
Objectif : Trouver le bon volume, sans obsession. Suivez votre poids (quotidiennement si possible), et ajustez pour stabiliser la courbe sur la durée.
- Les protéines sont le levier numéro 1.
→ Elles soutiennent vos muscles, votre immunité, votre moral et votre satiété.
Objectif : au minimum 1,2 g/kg/jour, mais idéalement autour de 1,6 g/kg/jour (voir plus), répartis sur la journée.
- Les graisses de qualité sont absolument essentielles.
→ Elles nourrissent votre cerveau, vos cellules, vos hormones.
Objectif : Misez sur les oméga-3 (sardines, maquereaux… 2 à 3 fois par semaines), les huiles végétales, les oléagineux.
- Les fibres, fruits et légumes sont vos meilleurs alliés longévité.
→ Moins de carences, meilleure digestion, plus de vitalité.
Objectif : 25 à 30 g de fibres/jour et au moins 400 g de végétaux diversifiés.
- Les glucides, oui, mais selon vos besoins.
→ Ils sont votre principale source de carburant, mais ils se méritent.
Objectif : Surtout si vous êtes une personne active, sportive, enceinte, allaitante… Sinon, ce n’est pas grave d’en manger moins, ou pas à tous les repas.
Et les aliments plaisir dans tout ça ?
Ils ne sont pas absents. Ils sont juste à leur place.
Une pâtisserie, une pizza, un apéro… ne font pas dérailler une alimentation bien construite.
Mais pour ça, il faut d’abord construire quelque chose de solide.
C’est le rôle de cette pyramide : prioriser vos apports, pour que le reste s’équilibre de lui-même.
Aucune frustration à craindre.
Juste une approche logique, durable… et vraiment nourrissante.
En bref
Vous avez maintenant une vision plus claire de ce qui compte vraiment en nutrition :
→ Se défaire des idées reçues,
→ Bâtir une base solide : protéines et contrôle des calories, puis fibres, oméga-3 et fruits et légumes.
Une fois ce regard posé, comment faire pour que ça tienne dans la durée ?
C’est l’objet de la prochaine partie : transformer ces grands principes en piliers concrets, applicables dans la vraie vie.
La loi des 80/20 : la perfection dans l’imperfection
Une alimentation saine n’a de valeur que si elle est durable
À travers cette pyramide, nous avons défini ce qu’est une alimentation saine.
Mais aucun modèle, aussi optimal soit-il, ne vous sera bénéfique s’il exige un niveau d’effort ou de vigilance impossible à maintenir sur la durée.
Autrement dit : une bonne alimentation n’a de valeur que si elle est durable — c’est-à-dire compatible avec votre réalité, vos contraintes, vos envies.
Par ailleurs, le corps humain ne fonctionne pas selon une logique de perfection. Il n’a pas besoin que chaque repas soit exemplaire pour rester en bonne santé.
Imaginez une alimentation globalement déséquilibrée : peu ou pas de fruits et légumes, beaucoup de fast food, de snacks ultra-transformés (chips, biscuits, barres chocolatées), des plats préparés riches en sel, du soda à la place de l’eau…
Ce n’est pas en mangeant une salade ou un fruit de temps en temps que vous renverserez la tendance.
Eh bien, l’inverse est tout aussi vrai — même si cela paraît moins intuitif.
Si votre alimentation est globalement saine, riche en nutriments, structurée autour de bonnes priorités…
Alors vous n’allez pas soudainement augmenter votre risque de maladie parce que vous avez mangé un hamburger, une pizza ou un dessert à un moment donné.
Ce qui compte vraiment, c’est la tendance générale, pas l’exception.
Alors plutôt que de viser une rigueur absolue, mieux vaut intégrer d’emblée une part de plaisir — choisie et cadrée.
C’est tout l’intérêt de la règle des 80/20 :
- 80% d’aliments sains, bruts et nourrissants.
- 20% de marge pour les plaisirs, les écarts, les moments sociaux ou les petits craquages.
Ce cadre souple, mais structurant, permet de tenir la distance — sans culpabilité ni relâchement total.
80% d’aliments bruts qu’on aime vraiment
L’objectif n’est pas de manger triste.
C’est de construire une assiette à la fois nourrissante, rassasiante, et plaisante, en choisissant des aliments de base que vous appréciez — et que vous êtes prêt(e) à manger souvent.
Un conseil : prenez dès à présent un papier et un crayon, et notez tous les aliments que vous aimez bien manger (ou que vous ne détestez pas) dans toutes les catégories importantes : protéines, fruits, légumes, féculents et graisses de qualité.
La seule contrainte : on parle d’aliments bruts, non transformés. La seule transformation autorisée sera celle qui se déroulera dans votre cuisine !
Voici un exemple :
🥩 Protéines
Blanc de poulet, rôti de porc, jambon blanc, œufs, merlu, tofu, fromage blanc, skyr.
Dont poisson gras : sardines à l’huile, maquereau, saumon.
🍎 Fruits
Pommes, kiwis, bananes, poires, abricots, prunes, myrtilles, raisins, clémentines.
🥦 Légumes
Tomates, carottes, brocolis, courgettes, poivrons rouges, salade verte, betteraves, épinards.
🍚 Féculents
Lentilles, pois chiches, pâtes complètes, riz complet, pommes de terre, flocons d’avoine, patate douce.
🥑 Graisses de qualité
Huile d’olive, olives, avocat, amandes, noix.
Idéalement et si c’est possible, il peut être intéressant pour la planète et la santé de privilégier des aliments locaux, et de saison, voire bio pour les fruits et légumes, si le portefeuille le permet (mais ce n’est pas une obligation).
Votre liste est faite ? Parfait.
Maintenant, essayez de faire en sorte que 80% de vos repas tournent autour de cette liste, en respectant les principes de la pyramide.
20% de « ce qui nous plait »
Ce sont les petits plaisirs. Ceux qui font du bien quand ils sont choisis, pas subis.
- Une viennoiserie le dimanche matin ;
- Une pizza entre amis ;
- Deux carrés de chocolat ou un dessert de temps en temps ;
- 1 à 2 verres de vin dans la semaine, etc.
Et ces 20%, loin d’être un problème, sont en fait essentiels. Ce sont eux qui rendent l’alimentation durable — et donc efficace.
Le problème, c’est quand les “20%” deviennent la norme :
- L’apéro tous les soirs ou presque (avec chips et cacahuètes enrobés) ;
- Les boissons alcoolisées régulières ;
- Les desserts sucrés quasi systématiques en fin de repas ;
- Les plats préparés plusieurs fois par semaine, etc.
Là, on n’est plus dans l’exception, on change de modèle alimentaire.
À vous de jongler avec comme bon vous semble : un petit écart de temps en temps, ou un gros « cheat meal » tous les 4-5 jours, c’est vous qui voyez !
Carences : deux stratégies simples pour les éviter (sans pression)
Et les micronutriments dans tout ça ?
Reste un point de détail, qui, en réalité, est loin d’en être un.
Votre corps a aussi besoin de micronutriments, c’est-à-dire de vitamines et minéraux : A, B, C, D, E, K, fer, zinc, potassium, magnésium, calcium, etc.
En choisissant bien vos aliments, en les variant suffisamment, en les diversifiant, vous devriez, en théorie, atteindre vos besoins recommandés dans chacun de ces nutriments.
Mais les données de terrain (INCA 3, Nutrinet…) montrent une toute autre réalité : les carences sont encore fréquentes, même chez les personnes qui “mangent bien”.
Les causes sont nombreuses et complexes, mais heureusement, il existe deux stratégies faciles à mettre en place pour ne pas tomber dans le piège.
Option 1 : miser sur les vrais superaliments
(Spoiler : ce ne sont pas ceux que vous croyez)
C’est quoi un superaliment ?
Quand on parle de superaliments, on pense souvent à la baie d’açaï ou de goji, aux graines de chia ou à une poudre introuvable vendue 80 € les 100 g.
Mais si on revient aux fondamentaux, les vrais superaliments sont ceux qui apportent beaucoup, pour peu de volume, ou autrement dit, des aliments à haute densité nutritionnelle.
C’est-à-dire : beaucoup de vitamines, de minéraux, de bons acides gras, et parfois même des composés protecteurs (polyphénols, antioxydants…).
Un exemple de superaliment
Par exemple, 50 g de foie de veau vous apportent :
- Autant de vitamine B9 que 150 g de brocoli cuit.
- Autant de vitamine B12 que 20 yaourts nature.
- Autant de fer que 300 g de steak haché 15%.
- Autant de vitamine A que 800 g de carottes crues.
- Autant de cuivre que 50 g de chocolat noir à 70%.
- Autant de protéines que deux œufs entiers.
Le foie fait ainsi partie des aliments dits nutritionnellement denses. Ces aliments n’ont pas besoin d’être “bio”, exotiques ou chers pour faire la différence.
Ils sont concrets, disponibles, polyvalents… et puissamment nourrissants.
Tableau récapitulatif d’aliments à haute densité nutritionnelle
Voici un tableau qui récapitule certains d’entre eux.
| Aliments | Ce qu’ils apportent |
|---|---|
| Foie (Max : 75 g par semaine) | Vitamines A, B12, fer, cuivre, CoQ10 |
| Sardines en boîte (avec arêtes) | Protéines, oméga-3, calcium, iode, vitamine D |
| Produits laitiers | Calcium, iode, vitamine B2, protéines |
| Fruits de mer (huîtres, moules) | Zinc, iode, B12, cuivre |
| Œufs entiers | Choline, protéines complètes, lutéine, sélénium |
| Oléagineux (amandes, noix, noisettes) | Magnésium, vitamine E, bons lipides |
| Légumes verts (épinards, brocolis, chou kale) | Folates (B9), potassium, fibres, antioxydants |
Si vous prenez soin de faire un focus particulier sur ces aliments, vous aurez moins à vous soucier du reste de votre alimentation et vous serez plutôt serein(e) quant à savoir si vous avez des carences ou non.
⚠ Attention au foie
Certains de ces aliments sont d’ailleurs tellement riches, qu’il ne faut pas en abuser. C’est en particulier le cas du foie, si riche en vitamine A qu’il convient de ne pas en manger plus de 50-75 g par semaine.
Option 2 : se complémenter intelligemment
(Le plan B des gens occupés – ou réticents aux abats)
Si l’idée de manger régulièrement des abats, des huîtres et des brocolis ne vous botte pas, ne perdez pas espoir : il reste une autre option, très simple à mettre en place.
Utiliser les compléments alimentaires pour couvrir ce que l’assiette ne fournit pas toujours.
Les 3 indispensables selon nous :
✔️ Un multivitamines bien formulé,
✔️ Une bonne forme de magnésium,
✔️ Un apport régulier en vitamine D.
En option : des oméga-3 si sardines et maquereaux ne sont pas assez régulièrement dans vos assiettes.
Avec ça, vous vous libérez de la charge mentale du “manger parfait en permanence”, tout en posant les bases d’une alimentation solide.
Particulièrement utile si vous êtes une personne stressée, très active, ou si votre appétit est parfois limité.
Option 3 : combiner les deux approches
(L’option idéale : complémentation ET aliments denses)
Eh oui, l’idéal, ce n’est pas l’un ou l’autre.
C’est l’assiette et l’appoint.
Chacun a son rôle à jouer :
- Les aliments denses → apportent un socle nutritionnel naturel, puissant et durable.
- Les compléments → soutiennent ce que l’alimentation ne couvre pas toujours.
Ainsi :
- Vous êtes entièrement couvert(e).
- Et vous arrêterez de vous stresser à vouloir tout “optimiser” tous les jours.
D’ailleurs, pour certains nutriments, c’est même indispensable.
Focus : la vitamine D
En automne et en hiver, le soleil est trop bas en France pour permettre à notre peau de synthétiser de la vitamine D — même en s’exposant régulièrement (pour peu que nous réussissions à le faire en cette saison).
→ Une supplémentation devient donc indispensable pour la plupart des adultes.
Pour une supplémentation physiologique en vitamine D ?
Choisissez une forme active, haut de gamme et qui combine des éléments synergiques.
Savoir structurer ses repas
Composer un repas équilibré sans se compliquer la vie
Une fois les bases bien intégrées, manger sainement devient un jeu de construction simple.
Il suffit de croiser deux éléments :
- Les priorités nutritionnelles vues dans la pyramide.
- Et votre propre liste des 80% d’aliments bruts que vous aimez vraiment (avec un petit focus particulier sur les aliments nutritionnellement denses).
Le résultat : un repas équilibré, structuré… mais sans prise de tête.
La formule de base (en 4 briques)
Chaque assiette repose sur une structure simple :
🧱 Protéines → 🥦 Légumes → 🥑 Bons lipides → 🍚 Glucides (si besoin)
C’est votre socle.
À vous de l’ajuster selon votre appétit, vos goûts, et votre niveau d’activité.
1. Commencez toujours par une source de protéines
C’est la priorité n°1 de tout repas. Sans elle, l’assiette est bancale.
Elle rassasie, stabilise l’énergie, protège vos muscles… et constitue le socle de votre équilibre.
Exemples de bonnes sources :
- Animales : poulet, porc, œufs, jambon, sardines, fromage blanc…
- Végétales : lentilles, pois chiches, tofu, haricots rouges, tempeh…
Astuce santé : Pensez à intégrer des poissons gras (sardines, maquereau, saumon) 2 à 3 fois par semaine. Ils apportent protéines + oméga-3.
2. Ajoutez des légumes… et 1 à 2 fruits par jour
C’est votre dose quotidienne de fibres, vitamines, antioxydants et micronutriments.
Quelques repères simples :
- Variez les couleurs : plus il y a de teintes, plus il y a de diversité nutritionnelle.
- Visez au moins 2 couleurs différentes par jour.
- Ajoutez 1 fruit entier à un ou deux repas → pratique, rapide, efficace.
3. N’oubliez pas les bons lipides
Indispensables pour vos hormones, votre cerveau, votre système immunitaire et l’absorption des vitamines liposolubles.
Sources utiles à garder sous la main :
- Huiles végétales de qualité : olive (assaisonnement, cuisson), colza (assaisonnement) et tournesol oléique (cuisson, friture)
- Produits bruts : avocat, noix, amandes, graines…
Si vous mangez un aliment riche en lipides naturellement (œufs, sardines à l’huile, fromage…), inutile d’en rajouter.
A lire aussi | Comment choisir la meilleure huile pour cuisiner ?
4. Ajoutez des glucides, si besoin
Les glucides ne sont pas indispensables à chaque repas.
Mais ils restent utiles si vous êtes actif(ve), que vous avez un bon appétit, ou besoin d’un bon carburant mental et physique.
Exemples simples :
- Féculents complets : riz, pâtes, pain, flocons d’avoine…
- Légumes riches en amidon : patate douce, pommes de terre…
- Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots…
Les légumineuses ou les plantes (pommes de terre, patate douce, sarrasin, châtaigne…) sont généralement plus intéressantes d’un point de vue nutritionnel que les céréales (pain, pâtes, riz), mais ces derniers ne sont absolument pas à bannir, d’autant qu’il existe toujours des alternatives à privilégier, notamment pour le pain.
A lire aussi | Quel pain choisir ? Nos conseils
Des exemples concrets de repas express équilibrés
- 2 œufs + fromage + salade de crudités + 1 ou 2 tranches de pain complet.
- Tofu poêlé + brocolis vapeur + huile d’olive + riz semi-complet.
- Sardines à l’huile + haricots verts + noix + pommes de terre vapeur.
- Fromage blanc + flocons d’avoine + kiwi + amandes.
🕒 Temps de préparation : < 10 minutes
📈 Structure : complète, rassasiante, simple
🍴 Résultat : des repas efficaces, adaptables et durables
Pimpez votre petit-déjeuner
Vous vous souvenez du pilier le plus important de notre alimentation ?
Les protéines. C’est bien, vous suivez !
Et comme vous l’avez vu : il en faut. Tous les jours. Et à chaque repas.
Oui, chaque repas.
Même, et surtout, vous l’avez vu venir, au petit-déjeuner.
Et c’est là que le bât blesse.
Un héritage culturel
Car le petit-déjeuner est souvent, de loin, le repas le moins protéiné de la journée… alors qu’il pourrait être l’un des plus stratégiques.
Mais nous avons un problème culturel.
Nous avons implicitement admis que le petit-déjeuner pouvait être un open bar de desserts, simplement parce que c’est le premier repas de la journée.
Nous avons banalisé l’idée qu’un jus de fruits et des tartines de pain avec de la confiture font un bon départ.
Comme si manger sucré le matin, c’était ok, car on ferait le plein d’énergie pour la journée.
Alors que faire ? Dire au revoir au plaisir du matin ?
Bonne nouvelle : nous n’avons pas besoin de manger une bavette à 7h du matin pour avoir des protéines.
Il existe des options bien plus simples (et plus appétissantes).
Quelques idées concrètes selon vos goûts
- Vous aimez le salé ? Inspirez-vous du petit-déjeuner anglais : œufs, tomates cerises, champignons poêlés, haricots à la sauce tomate…
- Plutôt sucré ? Un bol de skyr ou de fromage blanc, avec des flocons d’avoine, une banane, des graines de lin, et un peu de miel : rapide, complet, efficace.
- Pressé(e) ? Un smoothie maison avec des protéines en poudre, ou même un simple shaker bien choisi : ça fonctionne très bien.
Et si vous ne prenez pas de petit-déjeuner ? Pas de problème.
Le petit-déjeuner n’a rien de sacré.
Ce n’est ni obligatoire, ni « le repas le plus important de la journée ».
Mais s’il fait partie de vos habitudes… autant bien le faire.
Pour en savoir plus | à lire notre article sur le petit-déjeuner idéal pour être au top
Et les boissons dans tout ça ?
Les calories et les nutriments ne se mâchent pas tous. Certains se boivent.
Ce qu’on boit participe aussi à notre équilibre global — ou le perturbe.
La base, c’est l’eau
Plate, gazeuse, chaude, froide, aromatisée avec du citron ou des feuilles de menthe… peu importe, tant qu’elle est présente tout au long de la journée.
À côté, café, thé, infusions ont tout à fait leur place, selon vos goûts et votre tolérance.
L’essentiel : éviter les excès, et limiter les sucres ajoutés.
En revanche, les boissons sucrées (jus, sodas, laits aromatisés, boissons “énergisantes”…) posent un vrai problème si elles deviennent régulières.
Elles apportent beaucoup de calories, très rapidement absorbées, sans rassasiement ni bénéfice nutritionnel notable.
Le bon réflexe : les garder pour les moments choisis, festifs ou exceptionnels — pas pour le quotidien.
Et si l’envie de soda est là ?
Le soda light, à base d’édulcorants, reste une alternative largement préférable.
Les édulcorants sont souvent décriés — à tort. La littérature scientifique de qualité ne montre pas de risque significatif à doses modérées, contrairement à ce qu’on lit parfois dans les articles “santé” anxiogènes.
Quand il s’agit de choisir entre une canette sucrée à 35 g de glucose ou un soda light, le choix est vite fait.
| Type de boisson | Rôle dans l’alimentation | Fréquence idéale |
|---|---|---|
| Eau (plate, gazeuse...) | Base, hydratation essentielle | Tout au long de la journée |
| Café, thé, infusions | Neutres (attention à l’excès de caféine) | Modérés à quotidien |
| Jus, sodas, laits sucrés | Riches en sucre, peu rassasiants, sources de calories liquides facilement assimilables | À éviter |
| Sodas light | Alternatives préférables | Modérés |
S’organiser pour durer
Planifier sans se prendre la tête : le garde-manger du quotidien
Une bonne alimentation commence au moment où vous remplissez votre panier.
Pas besoin d’avoir un frigo d’influenceur food, ni 4 heures à passer aux fourneaux.
L’important, c’est d’avoir les bons aliments à portée de main — et un peu de logique dans leur organisation.
Voici un kit de base d’aliments qui sont aussi pratiques à utiliser que facile à conserver, tout en étant intéressants nutritionnellement.
Le kit de base à toujours avoir chez soi
Protéines prêtes à l’emploi
• Œufs
• Sardines et maquereaux en boîte
• Tofu ou tempeh (pour une alternative végétale)
• Skyr, fromage blanc
• Protéines en poudre (type whey ou protéine de pois) ou barres protéinées
Légumes faciles à stocker
• Surgelés natures : haricots verts, poêlées, brocolis, épinards, carottes…
• En conserve : ratatouille, champignons, maïs, cœurs d’artichauts…
• Frais longue durée : carottes, choux, oignons, betteraves, navets…
Féculents express
• Flocons d’avoine
• Légumineuses en conserve : lentilles, pois chiches, haricots rouges
• Riz précuit, sachets vapeur
• Pommes de terre (micro-ondes ou vapeur)
• Pain complet au congélateur
• Galettes de sarrasin (à garnir)
• Wraps au blé complet (parfaits pour un sandwich express)
Bons gras de réserve
• Huiles : olive, colza (au réfrigérateur), tournesol oléique
• Olives en bocal
• Amandes, noix, noisettes, graines de courge (à conserver au réfrigérateur)
• Purée d’amande ou de cacahuète
• Avocats
Extras malins à ajouter
• Fruits frais de saison
• Compotes sans sucre ajouté
• Herbes, épices, moutarde, vinaigre balsamique
La plupart de ces aliments se conservent très bien, mais une attention particulière est parfois nécessaire. Une bonne conservation des aliments vous fera faire des économies tout en vous garantissant des aliments toujours frais, et surtout, sûrs !
Exemples de combos express avec ce kit
Voici quelques idées de repas équilibrés, basés sur les aliments ci-dessus :
- Sardines à l’huile d’olive + pain complet + haricots verts vapeur + 1 kiwi
- Œufs durs + carottes râpées + pommes de terre vapeur + 1 poignée de noix
- Tofu grillé + riz précuit + brocolis vapeur + 1 compote sans sucre ajouté
- Maquereaux + maïs + tomates + quinoa = salade rapide, complète et rassasiante
- Skyr + flocons d’avoine + banane + graines de courge = petit-déj ou dîner express
Ce ne sont pas des plats gastronomiques, certes, mais si vous voulez aller au plus pressé tout en respectant les règles de l’alimentation saine, ils font vraiment le job !
A lire aussi | Peut-on se nourrir correctement avec des repas rapides et simples ?
Les plats préparés : quand on manque vraiment de temps
Si vraiment vous avez la flemme, que vous manquez de temps, que vous n’avez plus rien dans vos placards — ou simplement que vous en avez envie — il n’y a aucun mal à se choisir un petit plat préparé de temps en temps.
Un plat préparé correct, accompagné d’un fruit ou de quelques légumes en plus, peut faire l’affaire ponctuellement (et même régulièrement, si vous avez de bons repères).
Ce n’est ni un échec, ni un joker, c’est juste une solution parmi d’autres pour tenir le cap — par exemple les semaines chargées.
Le tout, bien sûr, est de le choisir correctement.
Voici quelques repères simples pour faire un bon choix, sans se prendre la tête.
Lisez la liste des ingrédients
Le meilleur réflexe pour juger de la qualité d’un produit reste de savoir lire la liste des ingrédients :
- Regardez l’ordre : les premiers ingrédients sont les plus présents. Un « velouté de légumes » dont les premiers ingrédients sont eau et crème ne sera sans doute pas le meilleur choix.
- Observez la longueur : une liste courte n’est pas forcément une garantie de qualité, mais une liste très longue trahit souvent une recette ultra-transformée, avec des additifs ou des agents technologiques. Ce n’est pas forcément un problème pour la santé, mais c’est rarement un bon signe nutritionnel.
- Évaluez la nature des ingrédients : on favorisera les produits qui mentionnent des ingrédients de qualité (huile d’olive vierge extra, œufs plein air, viande 100% muscle…), et on reste vigilant(e) face aux formulations floues (« huiles végétales », « préparation à base de viande » etc.).
- Faites appel au bon sens culinaire : si un produit contient surtout des ingrédients qu’on n’utiliserait jamais dans une cuisine maison, cela suggère qu’on est loin d’une recette simple et brute.
Visez un bon ratio protéines / calories
Un bon plat préparé devrait contenir :
- Au moins 20 à 30 g de protéines par portion (visez le haut de la fourchette si vous êtes une personne active, ou si c’est votre seul vrai repas).
- Environ 500 à 650 kcal par portion pour un repas principal équilibré.
En pratique :
- Si vous êtes dans une phase de maintien ou de routine classique → 500 à 600 kcal.
- En perte de poids → viser 450 à 550 kcal tout en gardant les protéines élevées (25+ g).
- Si vous êtes une personne très active, sportive ou si vous mangez peu à d’autres repas → jusqu’à 700 kcal peut être justifié.
L’idée, c’est un plat rassasiant et utile, pas une barquette fade et gonflée à l’amidon.
En cas de doute, le Nutri-Score peut aider
Le Nutri-Score prend en compte à la fois les nutriments à limiter (calories, sel, acides gras saturés, sucres) et ceux à favoriser (protéines, fibres, fruits et légumes).
Ce n’est pas un outil parfait, mais il reste un bon repère pour comparer deux produits équivalents.
Par exemple, entre deux plats cuisinés identiques (deux plats de lasagnes par exemple), privilégiez celui avec le meilleur Nutri-Score.
Cela ne veut pas dire qu’un aliment classé D ou E est « toxique » ou « interdit », mais que sa place dans l’alimentation doit rester plus occasionnelle.
Attention cependant à ne pas extrapoler : le Nutri-Score ne vous dit pas quoi manger (pour ça, vous avez ce guide) et n’est pas adapté pour comparer des produits très différents (ex. : « Dois-je manger des frites au four notées A ou un poulet à la moutarde noté B ? »).
Enfin, il reste bien plus fiable que certaines applications bien connues, qui reposent sur des algorithmes opaques, des sources discutables et des critères souvent plus idéologiques que scientifiques.
Votre checklist personnelle
Au final, il existe mille et une façons de manger équilibré, et d’adapter la pyramide alimentaire à vos besoins et surtout à vos goûts.
Pour ne pas être perdu(e), nous vous proposons deux checklists : une sur la structure de votre repas, et une sur votre ressenti.
En vous y référant régulièrement, vous pourrez ajuster au fur et à mesure vos repas pour trouver l’équilibre qui vous convient.
La checklist “structure”
Utilisez cette checklist pour faire un bilan, en fin de journée ou en fin de semaine, et voyez quelles sont les marges de progressions.
- 🥩 Des protéines à chaque repas (animales ou végétales), dont des poissons gras.
- 🥦 Des fruits et légumes tous les jours, idéalement aux deux repas principaux.
- 🥑 Une ou deux sources de bons lipides par jour.
- 🧂 Pas d’excès de sel ou de produits très salés (fromages + charcuterie + plats industriels), surtout si vous faites de l’hypertension.
- 🧃 Une hydratation suffisante, en majorité par de l’eau.
- 📉 Pas d’excès calorique flagrant (ou compensé naturellement par plus d’activité ou moins de grignotage).
Si 4 ou 5 cases sont cochées sur 6… vous êtes sur la bonne voie.
Et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas un drame — c’est une indication à ajuster doucement.
Ne cherchez pas à cocher toutes les cases tous les jours.
Ce qui compte, c’est la tendance générale, pas le contrôle minutieux.
La checklist “ressenti”
Elle ne se mesure pas avec une balance ou une appli… mais elle en dit long.
Posez-vous ces questions :
- Est-ce que je me sens stable en énergie tout au long de la journée ?
- Est-ce que je digère bien, sans ballonnements ni lourdeurs ?
- Est-ce que je ne me sens pas “trop plein” après les repas ?
- Est-ce que j’ai un transit régulier, sans inconfort ?
- Est-ce que je m’endors facilement ?
- Est-ce que je mange sans frustration, ni culpabilité ?
✅ Si la réponse est oui à la majorité des questions, c’est le signe qu’un bon équilibre — physique et mental — est en place.
⚠ Si plusieurs réponses sont négatives, pas de panique. Mais affinez votre analyse en vous posant les bonnes questions :
- Est-ce que je choisis les bons aliments, en fonction de mes besoins et de mes tolérances ?
- Est-ce que je mange à ma faim, sans excès ni restrictions ?
- Est-ce que je respecte des horaires stables ?
- Est-ce que je mange dans de bonnes conditions, sans précipitation ?
Ces signaux subtils sont parfois plus révélateurs qu’un quelconque “score santé”. Écoutez-les.
Félicitations, vous êtes arrivé(e) au bout de ce guide.
Et s’il ne devait rester qu’une seule idée, c’est celle-ci : bien manger ne demande pas de tout changer.
C’est surtout une question de clarté :
→ savoir quoi prioriser,
→ quoi relâcher,
→ et comment s’organiser.
Pendant que d’autres se perdent dans les détails…
Vous, vous avancez sur l’essentiel :
- 🍗 Des protéines à chaque repas
- 🥦 Des légumes en quantité et en couleur
- 🍓 Des fruits sans peur
- 🥑 Des bons gras bien choisis
- 🕐 Des repas simples, mais structurés
- 🌱 Et surtout : un cadre qui vous soutient
Le reste ?
Ça s’ajuste.
Ça évolue.
Ça vit avec vous.
Et s’il ne fallait développer qu’une seule compétence, ce serait celle-ci : la flexibilité.
- Flexibilité dans l’assiette : pour s’adapter aux imprévus, sans perdre le fil.
- Flexibilité mentale : pour avancer sans culpabilité, même quand tout n’est pas parfait.
Parce que ce qui compte, c’est l’équilibre sur le long terme, pas la perfection sur un repas.
Ce guide ne vous donne pas des règles à suivre à la lettre.
Il vous propose des repères, pour retrouver : de l’autonomie, du bon sens, et du plaisir à manger.
Maintenant, c’est à vous de jouer.
Un pas après l’autre.
Un choix après l’autre.
Pas besoin de tout bouleverser, ni d’aller trop vite.
Il suffit parfois d’un petit changement pour enclencher une transformation.
Une de celles qui, lentement mais sûrement, peut changer une vie.
FAQ : Les bonnes pratiques alimentaires
Faut-il supprimer complètement certains aliments pour bien manger ?
Non. Une alimentation saine et durable ne repose pas sur l’exclusion stricte d’aliments, mais sur une hiérarchisation des priorités.
Ce qui compte le plus, ce sont :
- l’équilibre calorique global,
- un apport suffisant en protéines,
- la présence régulière de fruits, légumes, fibres et bons lipides.
Dans ce cadre, aucun aliment n’est intrinsèquement « interdit ».
Un aliment plaisir consommé ponctuellement ne compromet pas la santé si l’alimentation est globalement bien construite.
Le vrai problème n’est pas l’exception, mais la fréquence et la place occupée par ces aliments dans l’ensemble de l’alimentation.
Est-ce que manger sainement demande beaucoup de temps, d’organisation ou de budget ?
Pas nécessairement. Bien manger demande surtout de bons repères, pas une cuisine compliquée ni des aliments exotiques.
Une alimentation équilibrée peut parfaitement s’appuyer sur :
- des produits simples et accessibles (œufs, légumes surgelés, conserves de poisson, légumineuses),
- des repas rapides (moins de 10 minutes),
- un garde-manger bien pensé.
Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas le temps ou l’argent, mais la structure des repas et l’ordre des priorités.
Avec quelques bases solides et un minimum d’anticipation, manger sainement devient plus simple — et souvent moins coûteux — que l’on ne l’imagine.
Est-ce grave si je ne respecte pas ces principes à chaque repas ?
Non, et c’est même essentiel de ne pas chercher la perfection.
Le corps humain fonctionne sur des tendances à long terme, pas sur la qualité d’un repas isolé.
C’est tout le sens de la règle des 80/20 :
- 80 % du temps, on s’appuie sur des aliments bruts, nourrissants et structurés,
- 20 % du temps, on laisse de la place aux plaisirs et à la vie sociale.
Chercher à « bien manger » à chaque repas conduit souvent à la frustration, puis à l’abandon.
Une alimentation efficace est avant tout souple, réaliste et durable.
- Obésité et surpoids : près d’un Français sur deux concerné. État des lieux, prévention et solutions thérapeutiques. Inserm (Salle de presse). 2023
- Morton RW, Murphy KT, McKellar SR, Schoenfeld BJ, Henselmans M, Helms E, et al. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength in healthy adults. Br J Sports Med. 2018
- Phillips SM, Van Loon LJ. Dietary protein for athletes: from requirements to optimum adaptation. J Sports Sci. 2011
- Phillips SM, Chevalier S, Leidy HJ. Protein « requirements » beyond the RDA: implications for optimizing health. Appl Physiol Nutr Metab. 2016
- Bauer J, Biolo G, Cederholm T, Cesari M, Cruz-Jentoft AJ, Morley JE, et al. Evidence-based recommendations for optimal dietary protein intake in older people: a position paper from the PROT-AGE Study Group. J Am Med Dir Assoc. 2013
- Troisième étude individuelle nationale des consommations alimentaires. ANSES. 2017
Nos conseils et astuces sur la nutrition
L’importance de la flore intestinale (microbiote) sur la santé
Risque alimentaire : la notion de taille d’effet pour le quantifier
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