Tout savoir sur la vitamine D
On la surnomme parfois la « vitamine du soleil », et pour cause : la vitamine D ne se trouve presque pas dans notre assiette. Elle dépend en grande partie de notre exposition à la lumière naturelle, ce qui pose vite problème – surtout sous nos latitudes, et surtout en hiver. Pourtant, ses rôles dans l’organisme sont aussi nombreux qu’essentiels : elle soutient notre immunité, renforce notre squelette, participe à la contraction musculaire, et influence même l’expression de certains gènes.
Malheureusement, la grande majorité des Français en manquent, et rares sont celles et ceux qui parviennent à couvrir leurs besoins sans supplémentation.
Par nutriting
Publié le 19 juillet 2024, mis à jour le 3 mars 2026
Qu’est-ce que la vitamine D ?
Définition de la vitamine D
La vitamine D est une vitamine liposoluble bien particulière : en réalité, c’est aussi une prohormone, tant ses effets sont vastes et systémiques.
Il existe deux formes principales :
- Vitamine D2 (ergocalciférol) : d’origine végétale.
- Vitamine D3 (cholécalciférol) : d’origine animale et surtout synthétisée dans la peau sous l’effet des rayons UVB du soleil ; c’est la forme la plus efficace pour élever les taux sanguins.
Découverte de la vitamine D
Découverte au début du XXe siècle pour prévenir le rachitisme, elle a d’abord été associée à la santé osseuse, mais on sait aujourd’hui qu’elle joue des rôles bien plus larges dans le métabolisme, l’immunité et la santé cellulaire.
Tout commence avec l’huile de foie de morue, dont on découvre en 1824 les propriétés curatives contre le rachitisme, sans que l’on sache très bien à quoi attribuer ces bienfaits.
Près de 100 ans plus tard, en 1922, Elmer McCollum, un biochimiste qui 9 ans plus tôt venait de découvrir la vitamine A, décide justement de détruire cette vitamine contenue de manière importante dans l’huile de foie de morue, et réalise que les rats atteints de rachitisme sont tout de même guéris grâce à ce breuvage.
Il doit y avoir une autre substance responsable de ce prodige. Elmer McCollum, sans savoir encore ce qu’il venait de découvrir, attribue alors ce phénomène à une vitamine, et lui assigne la lettre “D” (les lettres B et C ayant déjà été prises entre-temps).
A quoi sert la vitamine D ?
La vitamine D est au cœur de nombreuses fonctions biologiques. Son rôle principal est de réguler l’équilibre du calcium et du phosphore, indispensables à la formation et au maintien du squelette.
1. Métabolisme et forme active
La vitamine D (D2 ou D3) est d’abord transformée dans le foie en 25(OH)D (calcidiol), forme de stockage circulante. Puis, dans les reins, elle devient 1,25(OH)₂D (calcitriol), forme biologiquement active, qui agit via les récepteurs VDR présents dans de nombreux tissus.
2. Régulation du calcium et du phosphore
La vitamine D augmente l’absorption intestinale du calcium et du phosphore, favorisant ainsi la minéralisation osseuse. Elle réduit aussi indirectement la sécrétion de parathormone (PTH) en augmentant la calcémie.
3. Santé osseuse
Elle participe au maintien d’une ossature solide, notamment via la stimulation de l’ostéocalcine, une protéine produite par les ostéoblastes, bien que son effet sur la formation osseuse soit surtout indirect via le calcium.
4. Fonction musculaire
La vitamine D améliore la fonction musculaire, notamment en agissant sur les récepteurs VDR présents dans les fibres musculaires. Bien que son rôle dans la synthèse des protéines soit moins clair, elle contribue à réduire le risque de chutes chez les personnes âgées.
5. Système immunitaire
Elle joue un rôle dans l’immunité innée et adaptative, en stimulant la production de peptides antimicrobiens comme la cathélicidine.
6. Rôle cellulaire et maladies chroniques
En se liant à des récepteurs nucléaires, la vitamine D influence l’expression de centaines de gènes. Des études suggèrent un lien potentiel entre un bon statut en vitamine D et une réduction du risque de certaines maladies chroniques (cancers, diabète, maladies auto-immunes), mais davantage de données sont nécessaires avant de pouvoir statuer sur ce point.
Quels sont les bienfaits de la vitamine D ?
Les allégations de santé officielles reconnues par l’EFSA concernant la vitamine D sont les suivantes :
- La vitamine D contribue à l’absorption et à l’utilisation normales du calcium et du phosphore.
- La vitamine D contribue à une calcémie normale.
- La vitamine D contribue au maintien d’une ossature normale.
- La vitamine D contribue au maintien d’une fonction musculaire normale.
- La vitamine D contribue au maintien d’une dentition normale.
- La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire.
- La vitamine D joue un rôle dans le processus de division cellulaire.
Combien faut-il de vitamine D par jour ?
Les références nutritionnelles en vitamine D
Les références nutritionnelles actualisées pour la vitamine D sont les suivantes :
| Groupes de population | AS | LSS |
|---|---|---|
| Nourrissons jusqu'à 6 mois | 10 | 25 |
| Nourrissons de plus de 6 mois | 10 | 35 |
| Enfants de 1 à 3 ans | 15 | 50 |
| Enfants de 4 à 10 ans | 15 | 50 |
| Adolescents de 11 à 17 ans | 15 | 100 |
| Hommes et femmes de 18 ans et plus | 15 | 100 |
| Femmes enceintes ou allaitantes | 15 | 100 |
- Besoin Nutritionnel Moyen (BNM) : estimation (à partir des données expérimentales) des besoins nutritionnels individuels moyens pour une journée. Dis autrement, le BNM correspond à la valeur qui ne couvre le besoin que de la moitié de la population.
- Référence Nutritionnelle pour la Population (RNP) : estimation des apports quotidiens qui couvrent le besoin de 97,5% de la population.
La RNP est calculée la plupart du temps à partir du BNM, elle vaut alors 1,3 fois le BNM. - Apport Satisfaisant (AS) : estimation d’un apport moyen d’une population dont le statut nutritionnel est jugé satisfaisant. L’AS est utilisé quand le BNM (et donc la RNP) ne peuvent pas être estimés faute de données suffisantes, ou que l’estimation n’est pas satisfaisante.
- Limite Supérieure de Sécurité (LSS) : quantité maximale d’un nutriment susceptible d’être consommé en toute sécurité sur une longue période.
Quels sont les apports recommandés en vitamine D ?
L’ANSES recommande un apport satisfaisant de 15 µg/jour (soit 600 UI) chez les adultes.
En pratique, cet apport est difficilement couvert sans exposition solaire suffisante, sans compter qu’il est, comme nous l’avons déjà évoqué dans nos articles à ce sujet, encore bien insuffisant afin d’obtenir un taux normal de vitamine D dans le sang. En effet, de nombreux experts recommandent un apport quotidien autour de 2.000 UI pour maintenir un taux optimal.
Les besoins en vitamine D peuvent être plus élevés selon les individus, en particulier chez les personnes à peau foncée, âgées, peu exposées au soleil, ou en surpoids.
Quels sont les taux sanguins de vitamine D optimaux ?
Le dosage de 25(OH)D (calcidiol) permet d’évaluer le statut en vitamine D. Les seuils couramment admis sont les suivants :
- < 20 ng/mL (50 nmol/L) : insuffisance.
- 30 à 50 ng/mL (75 à 125 nmol/L) : zone optimale recommandée par de nombreux experts.
- 100 ng/mL : attention au risque d’excès.
Une concentration sanguine de 25(OH)D ≥ 30 ng/mL (75 nmol/L) est donc considérée comme optimale par de nombreux experts, notamment pour la santé osseuse et musculaire.
Les agences comme l’IOM ou l’Endocrine Society estiment qu’un taux ≥ 20 ng/mL (50 nmol/L) est généralement suffisant, tout en reconnaissant que des niveaux plus élevés (jusqu’à 40–50 ng/mL) peuvent être appropriés selon les situations.
Le saviez-vous ?
La vitamine D fonctionne en synergie avec les vitamines A et K2 dans l’organisme. C’est la raison pour laquelle nous avons développé nuADK, une sorte de Super Vitamine D. Pour en savoir plus, c’est par ici.
Où trouve-t-on de la vitamine D ?
Quels sont les aliments riches en vitamine D ?
La vitamine D est l’une des rares vitamines que l’organisme peut synthétiser : sous l’effet des rayons UVB du soleil, la peau produit de la vitamine D3 (cholécalciférol) à partir du cholestérol. En été, une exposition quotidienne de 15 à 20 minutes sur le visage, les bras ou les jambes (sans crème solaire) peut suffire à couvrir une grande partie des besoins.
Cependant, en dehors des mois ensoleillés ou chez les personnes peu exposées (peau foncée, âge avancé, port de vêtements couvrants, vie en intérieur), cette synthèse est largement insuffisante. Et si l’alimentation peut contribuer partiellement, elle ne permet pas à elle seule d’atteindre les taux sanguins optimaux recommandés par de nombreux experts (30 à 50 ng/mL).
Le taux sanguin de vitamine D est évalué via la forme 25(OH)D, considérée comme un marqueur fiable du statut en vitamine D.
En pratique, il faudrait consommer plusieurs centaines de grammes de poissons gras chaque jour pour approcher les 4.000 UI (100 µg) nécessaires à l’atteinte de ces valeurs — un objectif quasi impossible par l’alimentation seule.
Les meilleures sources alimentaires naturelles de vitamine D sont :
- l’huile de foie de morue : 250 à 750 µg/100 g (10.000 à 30.000 UI),
- les poissons gras (saumon, maquereau, sardine) : 5 à 25 µg/100 g (200 à 1.000 UI),
- le jaune d’œuf : 2 à 5 µg/100 g (80 à 200 UI),
- le beurre, le foie, et les fromages : généralement < 1 µg/100 g, sauf enrichissement.
Bon à savoir
À titre d’exemple, une portion de 100 g de saumon couvre 10 à 25 µg, soit 400 à 1.000 UI, ce qui imposerait une consommation très régulière pour maintenir un bon statut en l’absence d’exposition solaire.
Comment optimiser l’absorption de la vitamine D ?
Comme expliqué plus haut, on distingue deux formes principales :
- la vitamine D3 (cholécalciférol), d’origine animale et produite par la peau,
- la vitamine D2 (ergocalciférol), d’origine végétale.
La vitamine D3 (cholécalciférol) est nettement plus efficace que la D2 (ergocalciférol) pour augmenter et maintenir les concentrations sanguines de 25(OH)D. Elle est donc préférable en supplémentation, sauf indication particulière.
Étant liposoluble, la vitamine D est mieux absorbée en présence de lipides. La cuisson douce (vapeur, papillote) permet de préserver une grande partie de sa teneur, contrairement aux températures élevées ou à la friture.
Certains produits (margarines, laits végétaux, céréales infantiles) peuvent être enrichis en vitamine D, mais les quantités restent modérées et très variables selon les marques et les pays.
Teneur des aliments riches en vitamine D
| Aliment | Teneur en D (mg/100g) |
|---|---|
| Huile de foie de morue | 250–750 |
| Poissons gras (saumon, maquereau, sardine) | 5–25 |
| Jaune d’œuf | 2–5 |
| Beurre, foie, fromage | < 1 (sauf enrichissement) |
Faut-il prendre de la vitamine D ?
Pourquoi les apports alimentaires en vitamine D ne peuvent pas suffire
Combien de vitamine D apporte l’alimentation ?
D’après les résultats de l’enquête INCA2 qui s’est intéressée à la composition de l’assiette des Français et qui a été menée entre 2006 et 2007, les principaux aliments contributeurs de vitamine D pour les adultes français sont les poissons gras (38,3 %), les œufs (9,9 %) et les fromages (8,2 %).
Prenons donc à titre d’exemple l’un des poissons les plus riches en vitamine D et parmi les plus consommés des Français : le saumon.
On sait que 100 g de saumon (soit un morceau de taille standard pour un repas) apportent environ 350 UI de vitamine D. Si l’on raisonne par rapport aux besoins officiels actuels de 600 UI (qui sont donc pour rappel très largement sous-estimés), cela représente environ 58% des VNR.
En d’autres termes, il faudrait consommer l’équivalent de 171 g de saumon par jour (soit un bon morceau bien généreux) afin d’atteindre ces VNR. Et ne comptez pas sur les autres apports alimentaires provenant des œufs, du fromage, du beurre etc. pour vous aider à y parvenir, ils sont beaucoup trop insuffisants.
Si l’on raisonne cette fois par rapport au besoin moyen de 2.500 UI issu des études décrites plus haut, et qui nous semble donc beaucoup plus proche de la réalité, cette même portion de saumon ne représente alors plus que 14% des besoins journaliers, et il faudrait en consommer l’équivalent de 714 g par jour pour atteindre ce taux !
Un constat sans appel sur l’apport des aliments en vitamine D
Ce petit exercice de mathématiques nous amène à un constat sans appel : il est tout simplement impossible de ne dépendre que de l’alimentation pour subvenir à ses besoins en vitamine D, et ce, même en se basant sur les recommandations officielles de l’ANSES qui nous paraissent déjà très insuffisantes (puisqu’elles impliquent que nous devrions manger quotidiennement de copieuses rations de poissons gras).
NB : Seule l’huile de foie de morue fait exception à la règle, mais cette habitude a été perdue depuis longtemps dans nos foyers.
L’alimentation n’est au mieux qu’une petite part presque négligeable de nos apports en vitamine D.
Cela est encore pire si vous êtes végétarien(ne), et si vous êtes végétalien(ne), n’en parlons même pas !
Pas le choix donc, il nous faut du soleil…
Vitamine D et soleil : une exposition lumineuse inopérante en hiver
Pour synthétiser de la vitamine D grâce à la lumière, il faut un certain rayonnement solaire, avec une certaine quantité d’UVB, dans certaines conditions bien particulières.
Sur ce sujet, nous vous ferons grâce des explications techniques sur les longueurs d’ondes, l’absorption des UV par la couche d’ozone, l’angle d’incidence en fonction de la position de la Terre par rapport au Soleil, etc.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en hiver dans l’hémisphère Nord, au-dessus d’un certain parallèle, le rayonnement solaire ne nous permet pas de synthétiser de la vitamine D. Ce parallèle serait compris selon les études entre les latitudes de 33°N26 et 35°N27, voire 37°N28 (il en est évidemment de même pour l’hémisphère Sud sous ces mêmes latitudes exprimées en degrés Sud).
En d’autres termes, dans l’hémisphère Nord, au-dessus du 37ème parallèle Nord (si l’on prend la mesure la plus optimiste), la production de vitamine D est impossible une partie de l’année, et plus précisément sur une période qui s’étend à peu près entre les mois d’octobre et mars29.
Problème, la France métropolitaine se situe au-dessus du 41ème parallèle Nord, c’est-à-dire bien au-dessus des latitudes auxquelles on peut encore espérer fabriquer un peu de vitamine D en hiver.
Inutile donc de vous mettre en maillot sur votre terrasse par des températures glaciales, même si vous étiez suffisamment courageux(se) pour y parvenir !
Toute une population en déficit de vitamine D
Le résultat est clair, avec une alimentation qui ne permet de subvenir qu’à un très faible pourcentage de ses besoins, et habitant un pays où l’incidence des rayons lumineux ne permet pas la synthèse de vitamine D d’octobre à mars, il ne reste qu’une seule solution : la supplémentation.
D’ailleurs, on aurait pu commencer par vous dire qu’en dehors de tout cela, les études montrent sans ambiguïté que les Français sont très majoritairement carencés en vitamine D l’hiver, qu’on le sait depuis l’étude de 199721, que cela a été confirmé par la suite notamment avec la fameuse étude publiée en 2012 par l’INVS30 (l’Institut National de Veille Sanitaire), et plus récemment encore en 201631, et que cela a d’ailleurs été confirmé au niveau de l’Europe32.
Rien que cela aurait suffi pour justifier une supplémentation, a minima l’hiver. Mais avouez que cela aurait été moins drôle…
L’alimentation seule couvre rarement les besoins (en dehors d’une supplémentation en huile de foie de morue). C’est pourquoi la supplémentation est souvent nécessaire, surtout en hiver.
Quels sont les effets d’un manque de vitamine D ?
Le manque de vitamine D est très fréquent en population générale.
Les conséquences :
- Rachitisme chez l’enfant.
- Ostéomalacie, fractures, faiblesse musculaire chez l’adulte.
- Fatigue chronique, douleurs osseuses, baisse de l’immunité.
Quels sont les effets d’un excès en vitamine D ?
Vous l’avez compris c’est extrêmement rare.
La toxicité ne survient que par supplémentation excessive prolongée, jamais par exposition solaire (auto-régulation naturelle).
Des cas de toxicité ont été rapportés avec des doses supérieures à 10.000 UI/jour prises sur une longue période, entraînant hypercalcémie sévère et atteintes rénales dans certains cas documentés.
La vitamine D est une vitamine-prohormone essentielle à la santé des os, des muscles, du système immunitaire et au métabolisme du calcium.
Elle est synthétisée par la peau sous l’effet du soleil, mais aussi présente dans les poissons gras, les œufs et les produits enrichis.
Une majorité de la population est carencée, surtout en hiver. La supplémentation est souvent nécessaire, bien tolérée, et sûre jusqu’à 100 µg/j (4.000 UI). Un statut optimal de vitamine D se situe entre 30 et 50 ng/mL dans le sang.
Comment se supplémenter intelligemment en vitamine D ?
Un indice : il vaut mieux prendre une dose raisonnable et physiologique chaque jour. Et l’idéal est d’associer la vitamine D aux deux autres vitamines liposolubles A et K2, puisqu’elles fonctionnent ensemble au sein de l’organisme. C’est la raison d’être de notre produit nuADK, qui a été formulé spécifiquement pour profiter de cette synergie.
FAQ : La vitamine D
A quoi sert la vitamine D ?
La vitamine D est surtout connue pour son rôle majeur dans la santé des os : elle participe à améliorer l’absorption du calcium, et constitue l’un des acteurs principaux du remodelage osseux avec la vitamine K2.
La vitamine D contribue aussi à soutenir le système immunitaire et le fonctionnement neuromusculaire.
Quels sont les aliments riches en vitamine D ?
Il existe relativement peu d’aliments riches en vitamine D : on en trouve dans les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng, foie de morue), et dans une moindre mesure, dans le lait, le beurre, le fromage, etc.
La synthèse de vitamine D par le soleil est-elle suffisante ?
L’alimentation ne permet de couvrir qu’une partie minime de nos besoins en vitamine D (de l’ordre de 10 à 20% maximum généralement), et le reste doit être couvert en s’exposant aux beaux jours au soleil (de mars à octobre, une vingtaine de minutes par jour, mais pas davantage pour ne pas attraper de coup de soleil), ou en se supplémentant en vitamine D pendant la saison froide (d’octobre à mars, dans l’hémisphère Nord).
En effet, pendant ces mois de saison froide, le soleil est trop “bas”, et la longueur d’onde des rayons ultraviolets ne permet pas à la peau d’absorber la vitamine D.
Faut-il se supplémenter en vitamine D ?
Les cas de carences ou de déficits en vitamine D sont très répandus : on estime qu’ils toucheraient jusqu’à 80% de la population française en hiver. En dehors des nouveau-nés, on pourrait donc conseiller des suppléments de vitamine D à tous les adultes pendant la saison froide.
Les personnes s’exposant insuffisamment au soleil, ou à la peau foncée, devraient également être attentives à leurs taux sanguins de vitamine D, et prendre des suppléments au besoin.
Il en va de même des personnes en surcharge pondérale. Ce sujet est assez complexe et pendant longtemps on ignorait pourquoi les personnes en surpoids étaient pratiquement systématiquement carencées en vitamine D. On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un ensemble de facteurs, parmi lesquels une dilution volumétrique de la vitamine D dans les tissus gras (abaissant la concentration de cette vitamine dans le sang) ainsi qu’une “séquestration” de vitamine D par les tissus adipeux qui, dans certains cas de figure (notamment en cas de résistance à l’insuline), n’est pas remis suffisamment rapidement en circulation dans le sang.
Enfin, la capacité de l’organisme à synthétiser la vitamine D diminuerait avec l’âge.
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